"Samia" de Philippe Faucon

, par  Mick Miel , popularité : 11%

Samia, "beurette" marseillaise de 15 ans rencontre des difficultés au collège, mais également à la maison où elle vit avec ses trois sœurs et un grand frère.

Au nom du père éloigné par la maladie, le frère aîné Yacine, chômeur très attaché à la tradition maghrébine, n’admet pas le moindre retard pour ses sœurs. Plus Yacine se montre intransigeant et se laisse aller à la violence, plus Samia se braque et se révolte contre la ségrégation, l’enfermement, les travaux ménagers...

Face aux cris et aux coups, la mère impuissante s’interpose sans jamais désavouer son fils. Après une sévère correction, Amel (caissière), qui scandale ! "sort" avec un "Français", s’enfuit avec la complicité de ses sœurs. L’autoritarisme de Yacine redouble.

Au mariage d’une fille de la communauté, la mère, honteuse, fait face aux autres femmes qui finissent par admettre qu’elles devraient être solidaires. Samia fuit les festivités. Raccompagnée de force par Yacine, elle lance qu’elle ne se mariera jamais. La moindre sortie arrachée est fête pour Samia qui "s’éclate". Jolie fille, elle ne supporte cependant pas que les garçons la touchent.

Un retour tardif après un après-midi d’escapade à la plage provoque la fureur de Yacine, que la mère calme en imposant une visite chez le gynécologue. Si la jeune sœur Naïma se laisse faire, Samia refuse avec véhémence quand vient son tour. La mère, épuisée, embarque avec les filles pour des vacances en Algérie, non sans avoir précisé à Yacine que le gynécologue n’a rien dit, que les filles retourneront à l’école à la rentrée et qu’elle ne veut plus d’histoires.

Générique

Titre original : Samia

Production : Ognon Pictures, Arte France

Producteur : Humbert Balsan

Réalisation : Philippe Faucon

Scénario et dialogues : Soraya Nini et Philippe Faucon,
d’après le roman de Soraya Nini “Ils disent que je suis une beurette”.

Assistant-réalisateur
 : Christian Argentino

Dir. Photo : Jacques Loiseleux, AFC

Décors et costumes : Françoise Clavel

Ingénieurs du son
 : Laurent Lafran

Montage : Nasser Amri,Philippe Faucon, Sophie Mandonnet

Mixage : Nathalie Vidal

Casting : Mohamed Chaouch, Bouchta Saïdoun

Musique : Donna Summer (She Works Hard for the Money),
Dar Gwana (Traditionnel), Dar Gwana, Barbarins Fourchus (Dur) Rachid Taha (générique)

Interprétation

Martin / Erwan Baynaud

Samia / Lynda Benahouda

Yacine / Mohamed Chaouch

La Mère / Kheira Oualhaci

Amel, la grande sœur / Nadia El Koutei

La Tante / Yamina Amri

Le Père / Lakhdar Smati

Farida / Farida Abdallah Hadj

Naïma / Aïcha Abdelhamid

Kathia / Amel Sahnoune

La Conseillère / Marie Rivière

Le fiancé d’Amel / Luc Verdier

Foued / Témin Chaouch

Malik / Faroud Bouzaroura

L’homme arrêté / Khaurice Thio

Le médecin / Stéphane Roche

Le gynécologue / Paul Hadida

Film : Couleurs (1/1,66)

Durée : 1h13

N° de visa : 97 603

Distribution : Pyramide Distribution

Sortie : 3 janvier 2001

Rôles

 :

Depuis son premier long métrage, "L’Amour", Philippe Faucon a recours essentiellement à des acteurs non professionnels ou à des débutants. Samia ne déroge pas à la règle. Philippe Faucon ne choisit pas de faire interpréter à ses “acteurs” leur propre rôle. Il choisit des personnalités qui lui semblent correspondre au personnage, plus encore : être susceptibles d’apporter au personnage son énergie ou ses frustrations, de façon à le construire définitivement au moment même du tournage.

Samia (Interprété par Lynda Benahouda)

Ses attitudes, son comportement, ses élans comme ses déceptions sont grandement déterminés par l’espace dans lequel elle évolue.

C’est d’abord celui de l’appartement, celui de l’enfermement et des affrontements. Son agressivité y est constamment exacerbée. Sa volonté de vivre s’y trouve sans cesse cassée tant par la violence du grand frère que par les contraintes de la vie familiale (ségrégation, tâches ménagères, etc.)

À l’opposé, c’est l’espace du dehors, celui où le corps se libère dans la danse et la musique, dans le roller, dans l’admiration des beaux garçons sportifs... Mais si les corps s’érotisent en une “solarité méditerranéenne” (les Inrockuptibles), pèse l’interdit physique (Samia ne veut pas qu’on la touche) et familial (l’heure du retour), puis la punition (coups et visite chez le gynécologue)...

Puis, il y a l’entre-deux, le dehors proche de la maison, là où l’appel de la liberté se fait sentir. On y retrouve les copines, on y enfile les vêtements interdits à la maison, on y entend les rires fuser... Mais c’est aussi le lieu où “rôdent” les grands frères, où la peur étreint sous le regard des autres...C’est l’entre-deux cultures où Samia a tant de mal à trouver sa place.

Samia n’est pas un cas sociologique, ethnique ou psychologique. C’est un personnage qui évolue entre ces divers espaces, et qui tente d’échapper à chacun. Un personnage blessé, frondeur, buté, instinctif, mais derrière son visage se lit une lente réflexion et maturation.

Yacine (interprété par Mohamed Chaouch)

C’est le “mauvais objet”, le grand frère auquel sont en butte la plupart des beurettes. Mais il n’est pas seulement le substitut du père. Chômeur, en proie aux reproches des amies de ses sœurs, critiqué par son frère Malik, il n’a qu’un mot pour se justifier, “respect”. Il est pourtant capable de défendre un noir agressé par les CRS et, dans un très long plan qui lui donne toute sa profondeur, il “craque” littéralement après avoir tabassé Amel.

La mère (interprétée par Kheira Oualhaci)

Magnifique personnage, elle est le pendant de Samia quant à l’écartèlement entre les deux cultures, mais sa génération n’est pas celle de la révolte. Gardienne des traditions, elle en maintient surtout les formes, sous la pression de Yacine ou du regard des voisins qui entendent les disputes familiales, des voisines qui cancanent sur Amel. Elle souffre autant de la violence de Yacine que de la rébellion des filles dont elle comprend obscurément les raisons. Mais aussi de leur mépris. Dire que le docteur n’a rien dit, après avoir fait tous les reproches à Samia et Amel, et lancer à Yacine qu’elle veut qu’il cesse est, chez elle, une véritable “révolution”.

Amel

L’aînée, 18-19 ans, caissière dans un Intermarché, elle prend ses distances par rapport à la famille, qu’elle quitte, étant majeure et en France, comme le précise Malik, en même temps qu’elle abandonne son travail. C’est elle qui subit le plus, au début, les violences de Yacine, précisément en raison de ses relations délibérées avec un “fiancé”, qui plus est, de souche française. Si elle bénéficie de la complicité de ses sœurs, de l’indulgence de sa mère, elle doit affronter aussi bien le jugement des autres garçons beurs (au début) que l’incompréhension des non-beurs, responsables du supermarché, pour qui “personne n’est indispensable” ou du fiancé qui ne comprend pas ses difficultés pour se rencontrer.

Farida

D’elle, nous ne savons que sa volonté. Elle “s’est battue” pour passer le bac pour “emmerder” la prof qui l’appelait Fatima et disait qu’elle ne l’aurait jamais. Elle part pour la fac pour continuer à l’emmerder. Elle est consciente qu’elle sera sans doute la seule des filles à pouvoir suivre cette voie. Son évolution est réfléchie, profonde, à long terme. Elle reste silencieuse devant les recommandations de la mère de ne pas “faire perdre la face à son père”. Mais elle refuse, comme ses sœurs, de servir son frère à table : “Plutôt me casser un bras !”

Naïma

Plus jeune que Samia, elle est à la fois sa complice en plus résignée. Elle désapprouve Samia qui agresse des garçons et acceptera l’humiliation de l’examen gynécologique sans mot dire. Dans son regard se lit alors une révolte intérieure qui renvoie à celle d’Amel après que Yacine l’a violemment frappée.

La tante

Inséparable de la mère, elle semble avoir compris avant elle l’évolution inéluctable des filles, mais garde pour elle une ironie intérieure, sans passer à l’acte.

Le père

C’est le “souffri” du cinéma beur des années 70, qui ressasse ses difficultés. Il “ne sait qu’interdire”. Mais il souffre aussi d’être coupé et de se couper de sa famille. Une phrase le résume, lancée à Naïma : “Tu ne m’aides pas, je ne t’aide pas.”

Point(s) de vue / La mise en scène

Réalisme, naturalisme ?

Parler de "réalisme" ou de "naturalisme" pourrait être juste, si l’on s’en tient à la façon de filmer et de mettre en place personnages et acteurs, en gommant les idéologies sous-jacentes à ces termes, de Gustave Courbet à Émile Zola.

Comme chez Renoir et Pialat, le monde filmé par Faucon n’est pas organisé en fonction de la caméra, composé de façon à créer une image picturale significative en elle-même, comme on pourrait le trouver chez Welles, Carné ou, aujourd’hui, Besson ou Beineix. La caméra est présente par intrusion, inadvertance, cherchant à cerner une réalité qui aurait de toute façon existé sans elle.

Jacques Loiseleux, le chef opérateur, se souvient particulièrement du tournage de la scène du mariage : “On sentait qu’on avait piqué deux ou trois gestes, deux ou trois regards, deux ou trois paroles, que la plupart du temps je ne comprenais pas. Mais la script avait compris qu’il fallait m’expliquer un certain nombre de choses pour je les pique, qu’il se passait alors des choses. Et puis le regard des gens était si expressif, si juste... Dans ce cas-là, le tournage des scènes en longueur, des plans-séquences, est un avantage, avec des non-professionnel. Cela permet de faire les entrer dans un univers et puis, tout d’un coup, de les amener à oublier un peu la caméra".

Ce “réalisme”, c’est aussi simplement le respect de la distance juste à l’égard des personnages : “Ma distance d’approche était toujours respectueuse de cette volonté, ils ne me sentaient pas. Je ne suis pas allé leur mettre la caméra au grand angle sous le nez, comme on fait beaucoup maintenant. Je me retrouvais toujours loin, avec ce que cela représente comme difficulté technique."

Une mise en scène proche de Pialat ?

Philippe Faucon ne cache pas son admiration pour Pialat et Samia est plus ou moins ouvertement comme une sorte d’À nos amours “chez les beurettes”. L’attitude de Samia n’a évidemment que très superficiellement à voir avec celle de la Suzanne du film de Maurice Pialat, infiniment plus portée sur le sexe, d’une autre génération et d’une autre culture. Reste le besoin de “sortir” et l’affrontement avec la famille, en grande partie cristallisée sur la relation entre frère et sœur.

Très présente chez Pialat dans le personnage de Robert, la notation incestueuse est indiquée avec tact dans la scène où Yacine suit une jeune femme dans la rue et la siffle. L’allure générale, le sac de voyage sont ceux d’Amel et le spectateur s’y trompe d’abord, croyant que Yacine va se jeter à nouveau sur elle. Trouble lorsqu’il la siffle comme une vulgaire fille à draguer. Un plan rapproché de la fille inquiète et farouche nous détrompe. Mais notre erreur ne rejoint-elle pas l’inconscient de Yacine : si elle l’a intéressé, n’est-ce pas justement en raison de sa ressemblance avec sa sœur ?

Malgré le choix du même opérateur, Jacques Loiseleux, Faucon ne filme pas l’appartement comme Pialat filmait celui d’À nos amours. Ici, l’espace est totalement morcelé par le montage, sans les plans larges et théâtraux de la scène de l’atelier où se déroulaient, justement, les “scènes” de ménage. Yacine tente d’organiser cet espace, d’y régner ... Mais cet espace lui échappe aussi. Chacun trouve refuge à un moment ou un autre, telle Samia, dans sa chambre ou les W.-C.

Points de vue

Samia n’est pas un cas sociologique, ethnique ou psychologique. C’est ce personnage qui évolue le plus entre divers espaces, mais qui tente aussi d’échapper à chacun, jamais à sa place entre le dedans et le dehors. Un personnage blessé, frondeur, buté, instinctif, mais derrière son visage se lit une lente réflexion et maturation, qui n’est pas éloignée de celle de Suzanne au dernier plan d’À nos amours...

Joël Magny, in dossier "Collège au cinéma", n° 126

L’indignité qui affecte en France le corps maghrébin
“Le film met essentiellement en scène deux mouvements contradictoires, dont le heurt permanent nourrit l’action. Soit, d’une part, la tentation centrifuge du repli communautaire, qui passe notamment par la soumission et l’enfermement des femmes et, de l’autre, l’aspiration centripète à la liberté, incarnée par Samia et ses sœurs. [...] Ce conflit en forme d’archétype, plus encore la façon dont le cinéaste en répète délibérément et jusqu’à la nausée les mille occurrences quotidiennes entre les quatre murs de l’appartement familial, était sans nul doute le seul moyen de faire saisir cinématographiquement l’intolérable violence de cet enfermement, l’obscénité de la contrainte exercée sur le corps des femmes par le désir défaillant des hommes. [...] À ce titre, l’intrusion avilissante qui menace à tout instant l’intimité de Samia (voyez la dégradante visite chez le gynécologue...) n’est pas seulement l’effet de la culture à laquelle elle appartient, elle apparaît aussi comme le retour pervers sur soi-même (en l’occurrence sur la femme comme matrice de l’identité) de l’indignité qui affecte en France le corps maghrébin dans son ensemble.”
Jacques Mandelbaum, "Le Monde", 3 janvier 2001


Les pouvoirs de l’insurrection pacifique

“Ce film réaliste a le grand mérite de ne pas être seulement une désespérante ‘photocopie’ de la réalité. D’abord Philippe Faucon n’oublie pas de suggérer que l’oppresseur se conduit ainsi parce que, sans perspectives, il n’a d’autre identité possible que celle de gardien des traditions, et qu’il a très peur de déchoir aux yeux de ses parents, eux-mêmes très amers quant au bilan de leurs années en France... Mais surtout, le cinéaste prend parti, et manifeste une croyance communicative dans les pouvoirs de l’insurrection, lorsqu’elle est pacifique. Oui, un progrès est possible, même à l’échelle d’une famille aussi désorientée, comme en témoigne la fin apaisée après une scène terrible chez le gynécologue.”
Louis Guichard, "Télérama", 1-7 janvier 2001.

Le plus sensuel des héritiers de Pialat

“Sur un sujet aussi casse-gueule, Philippe Faucon démontre une fois de plus qu’il est le plus sensuel des héritiers de Maurice Pialat. Chez lui aussi, la simplification et le didactisme font place à un sens déguisé de l’observation, conjugué à une solarité méditerranéenne qui érotise les corps et leurs postures. Jamais univoque, pris dans des flux contradictoires, montrés comme respectables sinon admissibles, Samia est de ces ‘grands petits films’ qui trouvent leur équilibre dans une modestie attentive et une profonde disponibilité à l’Autre.”
Frédéric Bonnault, Christophe Musitelli, Les Inrockuptibles, 19-25 septembre 2000.
Pistes de travail :

Autour du film :

Philippe Faucon et "Samia" au cœur du “jeune cinéma français”

Samia se situe au carrefour de plusieurs courants du “jeune” cinéma français contemporain. C’est par le nombre de jeunes réalisateurs et surtout réalisatrices, la communauté des modes de production et un certain nombre de thèmes communs que se distingue ce nouveau groupe de cinéastes en même temps largement hétérogène.

En 1984, le mécanisme de soutien organisé sous l’égide du Centre National de la Cinématographie n’est plus réservé au cinéma, mais étendu aux “industries de programme”, entendons les téléfilms. Aidée de façon grossièrement comparable à l’avance sur recettes, la télévision se rapproche ainsi d’autant plus du cinéma que naît Canal Plus, alors “chaîne du cinéma”, qui diffuse un film par jour, dont certains un an après leur sortie en salle. En échange, la chaîne consacre 25 % de son budget à l’achat de droits de passage, c’est-à-dire financer en partie nombre de films français. La même année, le vieil IDHEC devient la FEMIS, une école moderne dont vont sortir nombre de ces nouveaux cinéastes, souvent soudés par un travail en commun.

Certes, le cinéma n’en risque pas moins de tomber sous la coupe des règles draconiennes de la télévision et de l’obligation du consensus du public des Drucker ou Castaldi, la sortie en salles devenant parfois une simple formalité, et une école de cinéma ne crée pas nécessairement des artistes ex nihilo. Ajoutons que le chiffre-record de 62 premiers longs métrages sur 150 pour l’année 1992 n’est pas nécessairement gage de qualité.

C’est dans ce contexte qu’apparaît le cinéma de Philippe Faucon, même si, lui, n’est pas passé par la FEMIS, ayant appris le cinéma sur les tournages, même s’il ne cache pas son admiration pour Renoir ou Pialat. L’Amour et la nombreuse famille de Samia (élargie aux tantes et voisines) rappellent le “courant choral” d’une Pascale Ferran avec L’Âge des possibles (1995), d’un Arnaud Desplechin avec Comment je me suis disputé...(ma vie sexuelle) (1996) ou d’une Noémie Lvosky avec Petites, (1998) et La Vie ne me fait pas peur (1998).

Les relations entre frères et sœurs, sous leurs divers aspects marquent également nombre de ces films, souvent puisés dans la biographie de ces jeunes auteurs (d’où le thème omniprésent de l’adolescence et de la famille), même si c’est plutôt dans une complicité trouble plutôt que dans l’affrontement : Le Fils du requin d’Agnès Merlet (1992), Select Hôtel de Laurent Bounik (1996), Un frère de Sylvie Verheyde (1997), Nénette et Boni de Claire Denis (1997)...

La banlieue est depuis longtemps devenue le lieu-cliché de ce nouveau cinéma, depuis De bruit et de fureur, de Jean-Claude Brisseau (1987), à La Haine de Mathieu Kassovitz (1995). Si beaucoup de ces films choisissent le Nord pour ces plongées dans ces milieux populaires, comme Xavier Beauvois (Nord, 1992) ou Bruno Dumont (La Vie de Jésus, 1997), Philippe Faucon, à l’instar de Robert Guédigian choisit de préférence, après la banlieue parisienne de ses premiers films, la banlieue marseillaise, lieu idéal pour aborder la question centrale de ses films et particulièrement de Samia, l’intégration.

Enfin, Philippe Faucon rejoint le courant des jeunes réalisatrices, tellement nombreuses aujourd’hui qu’il ne viendrait plus à personne l’idée de les traiter comme une catégorie à part comme dans les années 70. Si ses portraits de femmes sont aussi justes que ceux d’une Laetitia Masson (En avoir ou pas, 1995), par exemple, Faucon, dans les personnages de Sabine, Muriel, la Barbara de Mes dix-sept ans, ou, ici, Samia, se rapproche de la dureté et de la violence des héroïnes de Peau d’homme, cœur de bête, d’Hélène Angel (2000).

Bibliographie


Sur le jeune cinéma français :

- Les enfants de la liberté : le jeune cinéma français des années 80, Claude-Marie Trémois, Ed. du Seuil, 1997.

- Dictionnaire du jeune cinéma français, les réalisateurs, Christophe Chauville (dir.), Ed. Scope, 1998.

- Le jeune cinéma français, Michel Marie (dir.), Ed. Nathan/Canal+, 1998.

- Le jeune cinéma français, René Prédal, Ed. Nathan Cinéma, 2002.

Vidéographie

- "Samia"

Distribution Editions Montparnasse (Droits réservés au cercle familial)

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