"Femmes au combat"

Aujourd’hui nous sommes le 20 avril 1950, la date d’anniversaire de Carmen. Maria, la mère adoptive, dit : "- Nous allons fêtées tes vingt ans !" Elle lui tendit un cadeau et en l’ouvrant, elle découvre un livre qui est en fait le journal intime de Maria. S’asseyant sur le canapé, Carmen commença à le lire et apprit certaines choses qu’elle ignorait. Comme par exemple que sa mère biologique fut tuée par un commandant nommé Mosiluni, alors qu’elle croyait encore à la thèse de l’accident. Elle s’arrêta de lire pour concentrer son regard vers la photo de sa mère qui lui avait donnée un jour pour que sa fille puisse se rappeler d’elle et Carmen se demanda si elle devait continuer sa lecture car elle avait peur de ce qu’elle allait découvrir. Finalement, elle retomba dans le passé et tomba sur un passage du journal où il était question d’un homme. Ce n’était que des lettres d’amour : "Mi corazon, te quiero mucho" dédiée à Dolores, mais elle n’était pas signée. L’homme évoqué s’appelait Joseph et soudain, Carmen se souvint d’une parole que lui avait dit sa mère : "Un jour, tu connaîtra ton père". Puis, reprennant sa lecture, elle apprit que le 29 novembre 1937, un homme avait été emprisonné. En tournant les pages, Carmen fit tomber une photo qu’il lui semblait avoir déjà vu ; il y avait deux personnes qui souriaient. Carmen regarda au dos de la photo et lu ce qu’il y avait d’écrit : "Dolores et Joseph, Barcelone, 1936". Ensuite, elle trouva un médaillon collé sur une page, seulement, ce n’était que la moitié de celui-ci. En examinant la photo de plus près, Carmen remarqua que le couple avait la moitié du médaillon chacun. Continuant sa lecture, Carmen tomba sur une écriture qui ne lui était pas familière.

Les trois jeunes barcelonaises attendent chaque jour avec impatiente une lettre de leur maris qui sont partis combattre sur le front. Les jours et les mois passent mais rien n’arive. Maria qui est l’une des plus courageuses décide alors faire une réunion dans son quartier pour convaincre toutes les femmes de partir combattre sur le front à la place des hommes.

3 juin : Soir de la réunion Alors que je propose mon idée aux femmes du quartier, une s’oppose à moi. Elle ne veut pas laisser ses enfants et tout ce qu’elle a bati avec son mari. Elle est terrifiée à l’idée de partir au front. Pour elle, une femme doit rester à la maison pour s’occuper du ménage et des enfants. Je vais boire un coup avec Teresa et Dolores pour affiner le déroulement de notre idée.

6 juin : Réunion de chaque quartier Dolores, Teresa, les autres femmes et moi même décident alors de faire des groupes pour aller à la rencontre des gens lors des reunions. Certaines femmes sont contre et d’autres parfois trés ravi de défendre leur pays parfois adoptif ou natal. Un seul problème se pose, c’est de savoir si le parti Républicain soit d’accord avec leurs proposition. Le soir, je décide alors de prendre ma plume et de leur écrire pour leur faire part de la proposition barcelonaise.

20 juin : L’attente devient longue Les jours passent et je n’ai toujours pas recu de réponse. Je me rends tous les jours à la poste car le facteur ne passe plus. Je me rends tous les jours à la poste car le facteur ne passe plus. Je ressors chaque jours avec un seul regret, celui de n’avoir toujours rien recu, d’avoir aucune réponse à notre idée.

30 juin : Fameuse lettre Je me rends comme tous les jours à la poste mais heureusement aujourd’hui je ne ressors avec aucun regret. J’ai enfin recu cette lettre que j’attends depuis longtemps. Je n’ose pas l’ouvrir tous le monde. Je veux être avec celles qui ont toujours été là, qui m’ont toujours soutenu dans les choix de ma vie. En leur présence je lis cette lettre qui illumine le visage de mes plus chéres amies : " Bonjour Madame nous avons recu votre lettre. On comprend votre envie de vouloir défendre votre envie de vouloir défendre votre pays. Nous en avons parlé au commandant du front et il est entiérement d’accord seulement certaines les blessés. Nous vous attendons avec toutes les femmes volontaires sur le front. Les fusils vous attendent déja. Au revoir."

10 juillet : Depart heureux Alors que je suis entrain de finir ma valise, le telephone sonne. Je n’eus meme pas le temps de decrocher le combiné que la sonnerie s’est eteinte depuis quelques secondes. Toutes les femmes ont rendez-vous place de la Mairie. Elles sont toutes pretes, il ne manque plus qu’a se mettre en route vers le front. Elles chantent, rigolent mais surtout elles ont le coeur rempli de joie a l’idée de combattre pour la liberté du pays. En levant le point gauche, elles crient haut et fort "Vive la Republique" ...

" No pasaran" était devenu pour nous toute la seule phrase qui évitait le moindre tremblement de notre corps. Avec moi il y avait Dolores et Térésa, qui, dés le monent où je leur ai faite ma proposition m’avaient approuvées. Dolores ne faisait quand même de la peine car elle laisser Carmen sa fille unique derrière elle chez ses parents pour me rejoindre ainsi que les autres. Elle avait un caractère adorable et, était généreuse. Sa beauté éblouissait toute la population barcelonaise. Je l’enviais énormément. Térésa aussi était très sympathique. Elle était plutôt simple et ne chercher pas à plaire à tout le monde sauf a ses deux meilleures amies. depuis que l’on avait reçu la lettre du parti républicain, nous arrivâmes enfin à l’endroit prévu. Les fusils nous attendaient, allongés sur le sol, proprement chargé et prés à être utilisé.

Les coup sont dur lorsque je vis Dolores allongée par terre, sa poitrine en sang, ses mains qui tremblaient, ses jambes inactives, et la peur dans l’expression de son visage. Pourtant Dolores eut le temps de glisser ces quelques derniers mots à mon oreille "Je t’en supplie, promets-moi de prendre soin de mon enfant et vive la république, ajouta-t-elle, en levant son poing gauche. A ce moment là je fus toute triste et je lui répondis que ce serait un honneur de s’occuper de Carmen. Le sourire revint aux lèvres de Dolores. Elle mourut rassurer et satisfaite. Dolores aura été une des toutes dernières femme car le lendemain de sa mort j’appris que le combat pour les femmes n’était plus autorisé. Donc je retournai à Barcelone pour récupérer un sac d’affaires utiles et la petite Carmen. Puis nous prçimes la route en direction de la France. Direction les dans les camps d’Argelès/mer.

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