"La trahison"

, par  Antoine Boissat, Benjamin Caranana, Hugo Maincent, Johann Noll, Kevin Azais, Theo Campredon , popularité : 4%

Il était six heures du matin, le réveil sonna longuement. Comme tous les jours, Jeanne, journaliste dans un quotidien régional, se réveilla. (Description de Jeanne). Après s’être habillée, elle prit son petit déjeuner en écoutant la radio, afin de trouver de l’inspiration pour son nouveau sujet, rubrique « Histoire récente et moins récente ». Elle continua à boire son thé quand les paroles de l’animateur retinrent son attention.

« Bonjour, nous sommes le 31 octobre 1988. Vous êtes sur radio Toulouse. Le sujet de l’émission d’aujourd’hui est : l’Espagne, dix ans après la proclamation de la république, que reste-t-il du franquisme ? »

Super idée ! Interviewer un phalangiste. Ça ne devrait pas courir les rues pensa-t-elle, mais ça vaut la peine d’essayer. Son histoire, ses motivations obscures, le méchant quoi... Çà plaira surement au public !

Elle sauta sur son téléphone et composa le numéro de l’agence.

« Salut, c’est Jeanne, est-ce que tu pourrais contacter la mairie (?) pour faire des recherches sur des phalangistes qui auraient quitté l’Espagne ?...Bien... On se voit tout à l’heure. Merci ! »

Elle raccrocha, finit de s’habiller, prit sa sacoche et monta dans sa voiture.

« Elle a certainement commencé les recherches, avec un peu de chance ... » parlant toute seule.

Elle arriva à l’agence, Claudine, la personne à qui elle avait téléphoné l’interpella :

« Jeanne, il n’y a qu’un seul ancien phalangiste dans le département. Il vient de sortir de prison, voila son numéro de téléphone et son adresse ». Elle lui tendit un papier, un fax de la mairie. Après l’avoir remercié, elle se s’installa à son bureau, alluma le dictaphone et commença son article.

« Exceptionnel, interview d’un phalangiste, pourquoi et comment est-il entré dans la phalange ? » et esquissa le plan général et les questions.

Après ça, elle prit ses affaires, un appareil photo, le dictaphone, et un caméscope. Ensuite elle prit sa voiture et prit la route vers Auterive, un village situé à 35 km de Toulouse.

Arrivé au domicile du phalangiste elle frappa a la porte, la porte s’ouvrit :

« Bonjour, je suis journaliste dans un journal de la région et je voudrais prendre votre témoignage »

(Description du vieil homme)

Interloquée, il lui demande : « Ok mais je ne veux pas pas que mon nom apparaisse. Personne ne connaît cette partie de mon histoire »

Elle prit ses affaires, installa le caméscope, prit le dictaphone et les enclencha. Il commença à raconter son histoire.

Johan Noll

Et bien pour commencer, sachez qu’au départ je travaillais dans une banque à Argeles. J’étais un jeune homme plutôt idéaliste et ce qui se passait au-delà de la frontière me touchait beaucoup. J’avais décidé d’aller défendre l’Espagne républicaine. Tous les soirs après mon travail, j’allais boire un café pour me distraire de ma dure journée. Je parlais avec des gens aussi idéalistes que moi et nous nous encouragions les uns les autres. (Description du lieu, de l’ambiance)

Ma fiancée ne voulait pas que je parte (Description rapide). Elle me disait toujours "tu vas revenir un cercueil. Tu seras mort et çà, je ne le veut pas, car j’ai besoin de ton amour pour essayer de vivre et ne plus penser à ma maladie. Je veux vivre mes derniers jours avec toi ". Il essayait alors de la rassurer.

Pourtant, elle avait vu juste. Fin novembre 1936, elle décéda. Plus rien ne me retenait.

Avant de partir, mon train eut du retard. J’allai au buffet et prit des journaux. Les titre étaient alarmants "Les troupes de Franco gagnent du terrain et s’approche de Madrid. Les maisons sont détruites par des bombardements dans la capitale ». Ces articles me touchèrent beaucoup et m’encouragèrent dans mon projet. Mon train arriva et je partis.

Kevin Azais

Le 18 décembre1936 fut un grand jour pour moi. Enfin, j’étais à Madrid. A peine arrivé, on me donna un fusil et nous partîmes à l’offensive dans le secteur de la cité universitaire. Les troupes de Franco avait attaqué. Quelle horrible expérience ! On entendait les sifflements des balles, nous devions nous méfier et nous mettre à couvert. Les immeubles autour de nous étaient détruits. Malgré notre vigilance, nous perdions beaucoup d’hommes. Le sang coulait des deux cotés, républicain comme franquiste. Nous nous battions avec acharnement, car les fascistes ne reculaient devant rien. Pire encore, parfois, nous perdions du terrain. On ne pouvait se laver et se changer, les rats venaient manger le peu de nourriture que nous avions. C’était dégoûtant. Il y avait une odeur infecte.

La bataille dura des jours et des nuits. Lorsque, épuisés, nous pûmes retourner vers la ville, nous éloigner un peu des combats, la nuit tombait de plus en plus. On se mit derrière des barricades. Il faisait très froid. Un ami et moi avions pour mission de veiller. Les autres essayaient de dormir. , Nous échangeâmes des cigarettes toutes la nuit.

Lorsque le jour commença à se lever, mes compagnons, eux, ouvrir les yeux. Nous repartîmes vers la zone de combat. Vu notre enthousiasme, j’avais pensé que nous remporterions rapidement cette bataille, mais avec la tournure des évènements ce n’était pas gagné d’avance.

Benjamin Caranana et Antoine Boissat

En été 37, je combattais à l’Est de Madrid. En ce moment-là sur le front, la chaleur était insupportable. J’avais faim, j’avais soif, j’en avais marre, j’avais peur aussi, mais je restais. C’est alors qu’eut lieu un événement très important qui eut des répercussion importantes dans ma vie.

Ce jour-là, c’était mon tour. On doit tous un jour aller chercher du bois. Je n’avais pris qu’un couteau au cas où je devrais me défendre, l’arme aurait été impossible à porter avec son poids. J’avais pris une brouette et une hache. Tout le longs du trajet, j’étais angoissé, j’avais peur que quelqu’un ne me tire dessus. La peur était toujours en moi désormais. J’avais vu mourir tellement de compagnons. Il m’était impossible de penser à autre chose pendant que je coupais le bois. Empressé de rentrer au camp, je ne vis rien. Soudain, un petit homme tout maigre armé d’un fusil se planta devant moi. Il me fit fait signe de lâcher mon couteau et de me retourner, les bras en l’air. Et en un clignement d’œil, j’étais autre part. Lorsque je me réveillai, je ne pensais pas faire encore partie de ce monde. Mais je vis cette même personne à côté de moi. Sa figure me semblait familière. Cet homme ne m’avait donc pas tué, mais pourquoi ? Après une discussion, je compris qu’il patrouillait aux alentours, m’avait vu caché dans les buissons et, qu’après m’avoir fait retourner, il m’avait assommé et laissé là. A la tombé de la nuit, il était venu me chercher et m’avait ramené dans cette hutte pour me soigner. Il ma par la suite annoncé qu’il était mon cousin. Je lui ai donc demandé pourquoi avait-il fait toute cette scène et il ma annoncé qu’il était phalangiste. Et c’est la que j’ai compris pourquoi il ne m’avait pas tué, mais pourquoi était il phalangiste ? Il ma expliqué que ses parents l’avait forcés de le faire et il avait beaucoup de respect envers ses parents, il ne pouvait pas leur désobéir. J’étais en territoire ennemis et je ne pouvais pas en sortir sans me faire abattre, je ne voulais pas quitter mon cousin que j’avais retrouvé après toute ces années. Après moult réflexions, je décidai de le rejoindre au sein des troupes nationalistes et donc de combattre contre mes anciens compagnons les républicains.

Après avoir enfilé un uniforme et pris une arme j’ai commencé à faire l’état des lieux pour voir a quoi sa ressemblé. Après une semaine agréable en compagnie de nouveaux camarades il fallait que je rejette l’idée que d’avoir trahi mon camps. Aujourd’hui c’est le grand jour, nous allons attaquer un petit village à côté de Madrid, ce qui voulait dire tuer, blessé, volé. Je suis passé devant en éclaireur pour voir si personne ne se méfiait d’une attaque dans le village. Après je suis revenu a l’arrière pour dire que l’on pouvait y allait. Nous sommes partis a l’attaque, j’ai commencé a tiré sur tout ce qui bougeait c’était horrible, et j’ai malheureusement tué une femme qui porté son enfant dans les bras. Ça na duré que 15 minutes car seulement un petit nombre de personne habitait le village. Ils n’étaient pas armés, c’était vraiment affreux de faire ça. Le soir moi et les autres nous avons mangé dans le village en compagnie de jeunes femmes. Et puis pendant une période de 3 ans c’était toujours pareil, on rasait des villages sans cesse, personnes ne nous résistait. Après ces trois années passées nous étions à Madrid, au moment ou j’allai tirer sur cette femme j’ai vue en elle que ça ne lui faisait ni chaud ni froid, cela se voyait dans son regard fixé sur moi. Elle ressemblait tellement à ma femme, j’avais l’impression de l’avoir déjà vu, son visage ne m’était pas inconnu. Elle comprit tout de suite l’erreur que j’avais faite en changeant de camps. Alors que tous les républicains s’enfuyaient vers la frontière en direction de la France, elle est resté là et m’a dit a voix basse « vas, sauve ta vie toi aussi ». J’ai tout de suite lâché mon arme et suis parti en courant sans même dire adieux a mon cousin qui m’avait sauvé la vie. Après deux semaines de marche excessive, la frontière approcher. Les français nous on envoyer ici, à Argelès et nous on ordonné de nous installer au bord de la mer et dans le sable, il y avait des fils barbelés partout autour de le plage et aussi des gardes jours et nuit. J’ai réussi à m’échapper et a me réfugier dans la montagne en attendant que ça ce calme. Après quelques mois je suis redescendu en ville, j’y suis resté, et j’y resterai jusqu’à la fin de ma vie...

Théo Campredon, Hugo Maincent

Après cette surprenante interview, Jeanne reprit la route vers l’agence. Arrivée sur place, elle commença à écrire l’article et le lui lire à son rédacteur en chef.
Celui-ci lui demanda : « Bon je veux bien publier ton article, mais il faudra que tu te fasses à l’idée que tout le monde ne va pas forcément y croire, moi le premier. Tu es sûre d’avoir bien vérifié ta source ?
- Évidemment que je l’ai vérifiée, c’est la première chose que j’ai faite ! Dit-elle excédée.
 Ok, d’accord ton texte sera publié demain »
Le lendemain, l’article est publié, et des personnes l’appellèrent pour exprimer leur incrédulité. Elle reçut même une lettre d’une personne scandalisée.

Johann

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