Chili : Les 33 mineurs Bloqués

, par  Camille Canet, Clément Canet , popularité : 3%

Chili : accident minier du 5 Aout 2010
Le 5 aout dernier, suite à un accident minier à la mine de SAN JOSE d’où est extrait de l’or et du cuivre, 33 mineurs étaient portés disparut mais 17 jours après les mineurs ont pu faire parvenir un message à la surface comme ils étaient tous vivant. Le ministre des Mines, Laurence Golborne avait déclaré à la télévision le 12 août dernier que "les probabilités de les retrouver vivants sont faibles"

Chili : les 33 mineurs bloqués sous terre depuis 17 jours sont vivants France Info - 23 août 2010
Ils ont pu faire parvenir un court message aux sauveteurs : les 33 mineurs ensevelis à 700 mètres sous terre dans une mine du nord du Chili sont en bonne santé. Voilà 17 jours qu’ils sont bloqués. Et ils devront encore patienter : les équipes de secours estiment avoir besoin de 4 mois pour parvenir à les faire sortir
"Nous, les 33 mineurs, allons bien". C’est un très court message griffonné sur un bout de papier, et attaché à un tube de forage. Mais c’est une grande nouvelle pour les proches des mineurs, sans nouvelles depuis l’accident, le 5 août dernier. Ces quelques mots ont d’ailleurs provoqué des scènes de liesse devant la mine de San José, à 800 km au nord de Santiago, mais aussi dans le centre de la capitale chilienne.
Les sauveteurs sont ensuite parvenus à descendre une caméra au fond de l’abri où les 33 hommes ont trouvé refuge, à 700 mètres sous terre. "J’ai pu les voir de mes propres yeux grâce aux caméras. J’en ai vu 8 ou 9 qui agitaient les bras, avaient leurs lampes allumées et sont apparemment en bonne condition physique" a assuré le président chilien, Sebastian Pinera.
Premier ravitaillement pour les mineurs chiliens bloqués sous terre depuis 18 jours France Info - 24 août 2010
Il y a quelques heures, les secouristes ont pu leur faire parvenir les premiers vivres : de l’eau, du sérum glucosé et des médicaments, notamment pour les ulcères d’estomac. Les mineurs ont également réclamé des protections pour les yeux, qui souffrent de la poussière, ainsi que... des brosses à dent.

Humidité et absence d’hygiène
En attendant, outre le premier conduit, de 8 centimètres de large, qui a permis de faire passer les premiers messages et de la nourriture, un second a été ouvert afin de pouvoir introduire de l’oxygène comprimé et renouveler ainsi l’air que respirent les hommes.
Les 33 mineurs sont prisonniers d’une galerie de deux kilomètres de longs. Il y fait chaud- 35°- et le taux d’humidité - 85%- y est élevé. Il y a bien un refuge, protégé des éboulements, à l’intérieur de la galerie, mais les hommes préfèrent dormir à l’extérieur, dans des endroits moins confinés.
L’absence d’hygiène- il n’y a pas de sanitaires dans la galerie- et l’humidité peuvent poser des problèmes de santé. Pour les spécialistes cependant, dès lors que le renouvellement de l’air pourra être assuré et qu’un régime alimentaire correct pourra être assuré, les principales difficultés seront sans doute d’ordre psychologique.
D’où, soulignent-ils, l’importance de maintenir ouvert un canal de communication. Pour leur permettre, bien sûr, de rester en contact avec leurs familles, mais aussi pour qu’ils n’aient jamais le sentiment qu’on les oublie.

Les sauveteurs vont creuser un nouveau tunnel
Mais le plus dur reste à faire. L’objectif immédiat des secours est à présent d’agrandir le conduit pour faire passer aux mineurs du ravitaillement, des produits d’hydratation ou des médicaments.
Car le sauvetage devrait prendre encore beaucoup de temps : les secouristes ne peuvent pas creuser à travers la galerie principale de la mine, trop instable. Ils comptent donc forer un nouveau tunnel de plusieurs kilomètres, ce qui devrait prendre... 120 jours.

Mineurs chiliens : encore trois ou quatre mois de patience... France Info - 29 août 2010
Le forage d’un puits d’évacuation pour sauver les 33 mineurs chiliens bloqués depuis début août par l’effondrement de leur mine débutera demain à l’aube ont indiqué les autorités chiliennes. L’opération devrait durer entre trois et quatre mois.
A partir de demain, une foreuse géante, la Strata 950, va travailler pendant trois à quatre mois pour creuser un puits de 700 m de profondeur et de 66 cm diamètre. Il doit permettre de faire sortir un à un les 33 mineurs, bloqués depuis 23 jours après un éboulement survenu dans la mine d’or et de cuivre de San José, située à 800 km de Santiago.

Chili : le forage de la mine est imminent France Info - 30 août 2010
Comme les secouristes régulièrement depuis une semaine, comme le ministre des Mines et le président chilien Sebastian Pinera, les familles des 33 mineurs ont enfin pu parler de vive voix avec leur être cher à 700 m sous terre, par radiotéléphone.
Un membre de famille par mineur, une minute par famille, rien de plus. Bien court après 24 jours sans un mot échangé, dont 17 sans rien savoir leur sort, vivants ou ensevelis. Mais une minute parfois suffisante pour se faire une idée du moral au détour d’un mot, d’un ton de voix. “Il est calme”, assure Jessica Chille après sa minute avec son époux Dario Segovia, 48 ans, dont la voix lui a “soulagé le cœur”. “Cela me tranquillise de savoir qu’il va bien. Sa sérénité est totale”. “C’était une conversation courte, belle, comme celle dont on avait besoin pour se tranquilliser”, a raconté Jessica Cortez, évoquant ses “émotions mêlées” après avoir parlé à Victor Zamora, 33 ans. “Il était calme, serein. Il avait confiance : on va bientôt se retrouver”.

Après les lettres des premiers jours, les mineurs avaient transmis jeudi à la surface une vidéo de 45 minutes, filmée avec une micro-caméra, et montrant leur organisation, leur espoir, leur humour même, dans leur piège sous la montagne. Malgré l’attente de trois à quatre mois qui se profile.
Le dialogue avec les familles s’inscrit dans les efforts des autorités pour maintenir le moral des 33 hommes, en prévision des mois d’attente. Mais difficile de savoir, qui a le plus remonté le moral à l’autre, en surface ou à 700 m sous terre.

Forage de la mine imminent
Dans les heures qui viennent doit commencer le percement d’un puits de secours de 702 m de long et 66 cm de diamètre, par lequel ils seront extraits un à un.
La perforation devait initialement démarrer ce martin à l’aube, mais l’attente d’un équipement a repoussé les travaux de quelques heures, a déclaré le ministre des Mines Laurence Golborne.
L’excavateur dernier cri (2009) de 30 tonnes, de conception australienne, est capable, selon ses opérateurs, d’avancer de 15-20 m par jour dans des conditions optimales, sans accroc. La machine agira en deux temps, forant d’abord un conduit de 35 cm environ sur 702 m en ligne droite, puis l’élargissant à 66 cm.
Laurence Golborne a rappelé hier qu’en dépit des options de substitution examinées pour gagner du temps, “il n’y a pas de technologie disponible qui nous permette de réaliser le sauvetage en un ou deux mois”.
Le ministre des Mines a aussi révélé que les mineurs allaient déplacer leur espace de vie à 700 m sous terre, pour s’installer “dans une partie plus sèche” de la mine en colimaçon, a 300 m à pied environ. Un déménagement qui ne change rien à l’objectif du forage.
Les mineurs subissent actuellement “une intense campagne de vaccination” : tétanos et diphtérie ce week-end, pneumocoque et grippe d’ici mercredi, a révélé le ministre de la Santé Jaime Manalich.
Depuis samedi enfin, “ils reçoivent par intermittence de l’air frais et sec” à partir du 3e conduit percé par les secours, et dans les prochains jours devraient recevoir de l’air comprimé et de l’eau courante, a indiqué le Bureau national des Urgences (Onemi).
Chili : la Nasa aide au suivi des mineurs, les patrons de la mine s’excusent AFP | 01.09.2010
Des experts de la Nasa ont commencé mardi à aider à l’opération de secours de 33 mineurs bloqués depuis 26 jours au fond d’une mine du Chili, conseillant avant tout d’être "honnête" avec les mineurs, dont une nouvelle vidéo a montré un moral en hausse. Dans le même temps, les propriétaires de la mine San Jose ont demandé "pardon" pour la "terrible situation" des 33 mineurs, lors d’une audition par une commission parlementaire chargé d’enquêter sur l’accident du 5 août, et sur la sécurité en général dans la mine, déjà fermée en 2008 après un accident.
Mais le défi médical et psychologique de les faire tenir jusque là sera accompagné par la Nasa, dont une équipe de deux médecins, un psychologue et un ingénieur, est arrivée au Chili.
"C’est important de ne pas construire de faux espoirs et d’être le plus honnête possible avec nos patients, dans ce cas précis, les mineurs", a déclaré à la presse à Santiago le chef de mission le Dr Michael Duncan, de la direction des Sciences de la vie dans l’espace de la Nasa à Houston (sud des Etats-Unis).
Il est essentiel de ne pas fixer de date de sortie, a-t-il ajouté, à l’image des longs programmes d’entraînement des astronautes, où aucune date précise de retour sur la Terre n’est avancée en raison des problèmes techniques pouvant la retarder.
L’équipe d’experts, qui voyage mercredi à San Jose, comprend un psychologue "porté sur les thèmes d’isolement extrême", un médecin spécialiste des maladies respiratoires et un ingénieur qui aidera sur les questions de lumière et de communication, a précisé le ministre de la Santé Jaime Manalich.

Au fond de la mine 6 septembre 2010
Trente jours déjà que les mineurs chiliens du désert d’Atacama sont bloqués par 700 mètres de fond... Une grande leçon de courage et d’espoir pour le monde entier.
Croyez-moi, mais le courage des trente-trois Chiliens au fond de leur mine depuis un mois doit évidemment inspirer le respect… Mais aussi l’espoir… La planète entière espère, en effet, que la mésaventure de ces mineurs aura une fin heureuse… Et ce serait évidemment une leçon pour tous ceux qui, dans le monde, sont eux aussi au fond du trou, qui peuvent penser que tout espoir est perdu… Eh bien, non…
Chili : les mineurs pourraient être secourus dès octobre, selon la presse 21.09.2010 le parisien
Les 33 mineurs bloqués dans une mine au Chili depuis un mois et demi pourraient être secourus plus tôt que prévu, d’ici mi-octobre, affirme mardi la presse chilienne, même si les ingénieurs maintiennent pour leur part l’objectif de début novembre.
Selon le quotidien El Mercurio citant de "hautes sources" gouvernementales non identifiées, "il y a de fortes possibilités de conclure les opérations avant que (le président Sebastian Pinera) n’entame une tournée en Europe le 15 de ce mois" d’octobre.
Cette réévaluation est due à l’avance rapide des excavateurs perforant des puits de secours, selon El Mercurio.
La troisième machine en particulier, la foreuse pétrolière "RIG-421" entrée en action dimanche, a percé en moins de 24 heures 23 mètres d’un puits de secours sur un objectif de 597 m. Elle a ensuite été arrêtée lundi, une halte d’un peu plus de 24 heures prévue pour cimenter les parois du puits.
La RIG-421 devrait reprendre sa perforation en fin de journée mardi.
L’ingénieur en chef des travaux, Andrés Sougarret a cependant rappelé mardi qu’"il y a toute une série d’opérations en plus de la perforation, comme le gainage des puits, ou le processus de treuillage des personnes" au final. Les mineurs seront remontés un par un à bord d’une nacelle.
"Aussi nous maintenons la date des premiers jours de novembre", a-t-il déclaré à la presse.
Les autorités, le ministre des Mines Laurence Golborne lundi soir encore, ont appelé à la prudence sur les échéances, refusant de réviser leur pronostic d’un retour à la surface des 33 mineurs aux "premiers jours de novembre" dans un scénario optimiste et début décembre en cas de contretemps.
"Les trois plans avancent comme prévu", a commenté le ministre qui avait reconnu dimanche qu’"on gagne des petits jours" sur les délais des secours.

Chili : une école de la mine ouvre pour les enfants des 33 mineurs bloqués
(AFP) – Le mardi 28 septembre 2010
SAN JOSE — Une "école" provisoire, destinée aux enfants des 33 hommes bloqués au fond d’une mine du Chili, a ouvert lundi près de la mine où leurs familles campent depuis près de deux mois, en attendant la libération des mineurs d’ici début novembre en principe.
"Ce n’est pas une école, c’est une salle de classe", a déclaré à la presse le ministre de l’Education Joaquin Lavin, en inaugurant la "classe San José", aussi appelée "petite école Espoir", d’après le surnom (Camp Espoir) du village de toile installé par les familles depuis le début des secours, le 5 août.
La classe, animée par un professeur mis à disposition par le ministère de l’Education et la ville voisine de Copiapo, assurera un suivi du programme scolaire, pour une dizaine d’enfants de primaire, dont les familles n’ont pas voulu, ou pu, quitter le campement ou confier l’enfant.
"Initialement nous voulions que les enfants réintègrent leurs propres écoles, mais les circonstances familiales ne l’on pas permit" dans certains cas, a déclaré M. Lavin. "Ces enfants ne doivent pas perdre l’année scolaire".
Les enfants étaient aidés depuis plusieurs semaines pour un suivi basique par un enseignant bénévole, dans une "classe" sous bâche sur terre battue. Ils ont reçu livraison vendredi d’un module en préfabriqué.

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