"Just a Kiss" de Ken Loach

, par  Mick Miel , popularité : 13%

Casim Khan, émigré pakistanais de la deuxième génération, travaille comme DJ dans une discothèque de Glasgow et rêve de monter son propre club. Ses parents, Tariq et Sadia, musulmans pratiquants, ont décidé de le marier à sa cousine, Jamine, dont ils attendent l’arrivée en Ecosse. Leur projet semble bien compromis quand Casim s’éprend de Roisin.
Jeune enseignante, Roisin est différente de toutes les filles que Casim a fréquentées jusqu’alors. Elle n’est pas seulement belle et intelligente, mais aussi volontaire, indépendante et catholique.


Réalisateur : Ken Loach

Acteur(s)

Casim Khan : Atta Yaqub

Roisin Hanlon : Eva Birthistle

Tahara Khan : Shabana Bakhsh

Sadia Khan : Shamshad Akhtar

Scénario, production

Scénariste

Paul Laverty

Productrice : Rebecca O’Brien

Production

Sixteen Films : Grande-Bretagne

Equipe Technique

Directeur de la photographie

Barry Ackroyd

Chef décorateur

Martin Johnson

Chef monteur

Jonathan Morris

Distribution :Diaphana Distribution, France

Echos du tournage

Présenté à Berlin

Just a kiss a été présenté en sélection officielle au Festival de Berlin 2004.

5e collaboration Ken Loach / Paul Laverty

Just a kiss marque la cinquième collaboration de Ken Loach avec le scénariste Paul Laverty, les deux hommes ayant auparavant travaillé ensemble sur Carla’s song (1996), My name is Joe (1998), Bread and roses (2000) et Sweet sixteen (2002).

Le 11 septembre 2001 comme point de départ

L’idée de cette histoire basée sur le thème de l’affrontement entre appartenances religieuses et élans du coeur vint à l’esprit du scénariste Paul Laverty suite aux attentats du World Trade Center et à la vague de xénophobie qui se développa ensuite aux Etats-Unis. Ce dernier confie : "La perception que le monde a de nous peut changer d’un instant à l’autre. Cela m’a fait réaliser la fragilité de toute chose".

Inspiré par le poète Robert Burns

Le scénariste Paul Laverty a également été inspiré par le poète Robert Burns : "Just a kiss est un poème de Robert Burns, dédié à l’être aimé qu’on oblige à abandonner. C’est une ode plutôt qu’un cri de protestation contre la société qui sépare ceux qui s’aiment. Sa mélancolie plane sur l’histoire d’amour de Casim et Roisin".

Un casting authentique

Souhaitant une famille non seulement pakistanaise mais aussi typique de Glasgow par son langage et ses références, Ken Loach chercha des natifs de cette ville sans se préoccuper du fait qu’ils aient oui ou non une expérience de la comédie.

Kathleen Crawford, de Big Fish Casting, commença ses prospections par l’entremise de Bombay Cinema. Ils placardèrent ensuite des affichettes en ville et visitèrent les libraires, disquaires, boutiques de prêteurs, mosquées et centres communautaires asiatiques en s’efforçant de respecter les usages et préjugés communautaires.

La plupart des candidats furent retenus comme figurants et apportèrent au film leur propre vécu.

Critiques Presse

Le Point - Olivier De Bruyn

Dans ce film subtil et émouvant, le metteur en scène, une fois de plus, fait preuve de son immense talent de directeur d’acteurs. L’une des meilleures raisons d’aller au cinéma cet été...

MCinéma.com - Marc Kressmann

Le film présente brillamment le point de vue des deux protagonistes déchirés entre amour-propre et amour tout court. Mais Loach tisse doucement sa toile en l’enveloppant d’une sensualité inhabituelle, en partie grâce aux deux comédiens dont l’alchimie à l’écran est réellement palpable.

Le Figaro - Emmanuèle Frois

Ken Loach, l’athée, dénonce toute forme d’intégrisme dans un film sensible et poignant.

Télérama - Cécile Mury

A vouloir trop en dire, le film n’échappe pas totalement aux pesanteurs de la démonstration. Sur un fil ténu entre candeur et délicatesse, le film a quelque chose de vulnérable, de profondément touchant.

aVoir-aLire.com - Rania Hoballah

Toutes les contradictions des enfants d’immigrés dans un film qui confirme, une fois de plus, le talent et la sensibilité de Ken Loach.

TéléCinéObs - Olivier Bonnard

Il jaillit du dispositif mis en place par le cinéaste une vérité humaine bouleversante, d’autant que les acteurs sont au diapason. Un Ken Loach de haute tenue.

Le Monde - Jean-Luc Douin

Ken Loach distille une forte émotion dans son film, tout en donnant une leçon de mise en scène. Le nouveau Ken Loach, un film à ne pas manquer.

L’Express - Eric Libiot

Une mise en scène brillante à force d’être évidente, une direction d’acteurs comme toujours incroyablement juste. Just a Kiss tient un discours simple mais essentiel sur la tolérance, et on reste admiratif devant cette capacité de Loach à livrer une oeuvre personnelle, touchante, émouvante sur un tel canevas. Respect.

Cahiers du Cinéma - Thierry Méranger

Le nouveau Ken Loach n’est qu’une histoire de rencontres. Une comédie sociale, sensible et efficace. Définitivement un bon cru.

Positif - Fabien Baumann

Un portrait toujours réaliste et poignant. Un film sensible, moins brutal que les précédents.

Première - Olivier de Bruyn

Un film simple et sensible servi par des comédiens d’une incroyable sincérité émotionnelle.

Studio Magazine - Sophie Benamon

Si cette idylle entre un musulman d’origine pakistanaise et une catholique irlandaise nous touche au coeur, c’est surtout parce que le réalisateur les enveloppe d’une sensualité bouleversante. Drôle et émouvant.

Aden - La rédaction

Ken Loach après la dureté de Sweet Sixteen, filme cette histoire d’amour comme un Roméo et Juliette moderne mais débarrassé de tout romantisme. Ses comédiens sont remarquables, son approche humaine toujours aussi fine. On sort du film la gorge serrée.

Les Inrockuptibles - Amélie Dubois

Le naturalisme humaniste de Loach ne marche pas à tous les coups. Dommage.

Ciné Live - Sandra Benedetti

Le défenseur des classes ouvrières choisit la carte de la facilité avec cette histoire d’amour sur fond de conflit culturel et religieux.

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