"No man’s land" de Danis Tanovic

, par  Mick Miel , popularité : 4%

Durant la guerre de Bosnie, en 1993, Ciki et Nino, deux soldats ennemis, l’un Bosniaque et l’autre Serbe, échouent dans un no man’s land. Pendant que les deux hommes essaient de trouver une solution à leur problème, un Casque Bleu français tente de les aider, allant à l’encontre des ordres de ses supérieurs.

Les médias s’en mêlent, transformant un simple fait divers en un show médiatique international. Alors que le statu quo génère une tension grandissante entre les belligérants, Nino et Ciki s’efforcent tant bien que mal de négocier le prix de leur vie au coeur des atrocités de la guerre.


Site officiel

Date de sortie : 19 Septembre 2001

Réalisé par Danis Tanovic

Avec Branko Djuric, Rene Bitorajac, Filip Sovagovic

Film français, britannique, italien, belge, français.

Genre : Divers, Comédie dramatique

Durée : 1h 38min.

Année de production : 2001

Casting complet

Réalisation

Réalisateur : Danis Tanovic

Acteur(s)

Chiki : Branko Djuric

Nino : Rene Bitorajac

Cera : Filip Sovagovic

Soft : Simon Callow

Jane : Katrin Cartlidge

Scénario, production

Producteur : Marc Baschet

Productrice : Frédérique Dumas et Marion Hansel

Producteurs : Cédomir Kolar, Counihan Villiers Productions
(Grande-Bretagne), Fabrica (Italie), Man’s Films (Belgique), Noé Productions (France)

Equipe Technique

Directeur de la photographie : Walther van den Ende, svonka Makuc

Monteur : Fransceca Calvelli

Chef décorateur : Dusko Milavec

Distribution : Océan Films (France)

Secrets de tournage

Primé à Cannes

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2001, No Man’s Land s’est vu récompensé du Prix du Scénario.

Les intentions de Danis Tanovic

" Je me souviens de ce sentiment étrange quand la guerre de Bosnie a éclaté et que l’on pouvait voir tous les trous noirs causés par les balles sur les parois des immeubles, ou bien les cratères d’obus dans les champs. Imaginez que l’on appose une photographie en noir et blanc sur un tableau de Van Gogh et vous comprendrez ce qu’on peut ressentir devant une telle vision. Toute cette harmonie brisée a été un choc visuel très fort pour moi. Je me suis senti impuissant et amer. J’ai essayé de reproduire la puissance de ce choc dans mon film. D’un côté une longue journée ensoleillée d’été ? la nature harmonieuse, des couleurs vives ? et de l’autre des êtres humains perdus dans toute la noirceur de la folie. J’ai voulu que l’atmosphère de cette journée estivale reflète l’atmosphère du film en soi : les mouvements sont alourdis, les pensées insaisissables, le temps ralenti et la tension latente. Latente, mais bien réelle. Et quand elle finit par exploser, c’est comme un feu d’artifices : c’est un phénomène soudain, brutal et extrêmement rapide. "

Katrin Cartlidge retourne en ex-Yougoslavie

Katrin Cartlidge, l’héroïne de No Man’s Land, Katrin Cartlidge avait joué dans Before the Rain, un film de Milcho Manchevski qui traitait du conflit dans l’ex-Yougoslavie.

Les producteurs parlent

" Dans des années ? pour être plus précis dès la sortie du film Before the Rain, de Milcho Manchevski ? nous étions à la recherche d’un projet qui pourrait raconter les absurdités des guerres qui ont embrasé l’ex-Yougoslavie, ainsi que l’avenir de ce pays. En 1999, le réalisateur bosniaque Danis Tanovic a amené un scénario à nos bureaux. Il n’a pas rappelé, il n’a pas insisté, nous ne savions strictement rien de lui, mis à part le fait qu’il venait de Sarajevo et qu’il avait étudié le cinéma en Belgique. Nous avons lu son scénario, qui nous a fascinés. Ça s’appelait No Man’s land, et nous avons signé le premier contrat avec lui en octobre 1999. L’étape suivante a été de proposer à Marco Müller, le directeur du Festival de Locarno, également à la tête d’une société de production basée à trévise, ainsi qu’à Marion Hansel, une réalisatrice et une actrice belge de renom. Une après-midi, alors qu’ils faisaient tous les deux partie du jury du Festival de Sao Paulo, ils ont décidé de coproduire le film. Les deux premiers partenaires financiers, Fabrica (pour l’Italie) et Man’s Film (pour la Belgique) étaient déjà de la partie. "

Tournage en Slovénie

Le tournage de No Man’s Land a eu lieu en Slovénie. Les paysages de cette ancienne république de Yougoslavie ressemble beaucoup de ceux de la Bosnie, les conditions de production y sont idéales (excellents techniciens, la pays est en pays, langue très proche du serbo-croate).

Critiques Presse

Aden - Philippe Piazzo

Mis en scène avec une extrême précision, sans autres effets que le suspense et la réflexion qu’il entraîne, le premier film de Danis Tanovic est une enthousiasmante comédie humanitaire, une allégorie percutante.

Le Parisien - Pierre Vavasseur

(...) ce film unique, noir, malicieux, remarquablement lucide et intelligent.

Télérama - Jean-Claude Loiseau

Ce qu’il (Danis Tanovic) raconte, avec une habileté qui lui a valu le prix du scénario à Cannes, échappe au réalisme brut, flirte avec l’allégorie et se tient sur le fil d’une comédie noire qui réduit à pas grand-chose les discours tout faits.

Les Echos - Anne Coppermann

(...) tord le cou au spectaculaire comme au sentimentalisme. (...) Et qui dit en se moquant, avec un irrespect férocement joyeux, bien plus efficacement que bien des fresques hollywoodiennes, l’horreur des conséquences des haines tribales, raciales (...)

Le Figaro - Dominique Borde

Une Œuvre sentie et réfléchie où tous les éléments d’une dramaturgie se retrouvent artistiquement agencés, ironiquement démontrés et où tous les paramètres d’un conflit sont stigmatisés.

Le Nouvel Observateur - Olivier Bonnard

On aime ces personnages parce que, pris au piège d’un conflit absurde, il se débattent pour trouver une issue (...) Leur humanité est magnifique. Elle nous arrache rires et larmes.

Première - Olivier de Bruyn

Si No man’s land réjouit tellement, c’est grâce à son scénario ultra-inventif et à sa mise en scène franche, frontale, efficace. Tanovic a donc fait tout ça. (...) Tout ça pour un premier ? Alors, bravo.

Chronic’art.com - Elysabeth François

Fustigeant une à une les dérives d’un conflit devenu par moments un show médiatique international, Tanovic nous offre avec No man’s land une satire efficace de la guerre, de ses tenants comme de ses aboutissants.

Les Inrockuptibles - Serge Kagansky

La qualité de No man’s land est de réussir à être à la fois une bonne comédie, un bon film de guerre et un bon éditorial sur le conflit bosno-serbe sans que l’une des composantes ne prenne le dessus sur les deux autres.

MCinéma.com
- Olivier Pélisson

(Le) récit captive l’attention et n’a aucun temps mort. (...) Un film gonflé qui n’est en aucun cas une leçon de morale, mais un constat lucide et avisé.

Face à la folie meurtrière des hommes, Danis Tanovic s’interroge sur le comportement à adopter. Alors que, dans Underground, Emir Kusturica optait pour une représentation baroque du monde, lui choisit résolument l’humour. Un humour souvent noir, qui jaillit au cœur du malheur, irradiant les dialogues et les situations de son film.

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