"Rouge comme le ciel" de Cristiano Bortone

, par  Mick Miel , popularité : 6%

Mirco perd la vue à l’âge de dix ans et doit poursuivre sa scolarité dans un institut spécialisé. Loin de son père, il ne peut plus partager avec lui sa passion du cinéma. Il trouve pourtant le moyen de donner vie aux histoires qu’il s’invente : il enregistre des sons sur un magnétophone puis coupe les bandes, les colle et les réécoute. L’école très stricte n’approuve pas du tout ses expériences et fait tout pour l’en écarter. Mais Mirco, loin de se résigner, poursuit sa passion...

Mirco Mencacci, une histoire vraie

Tirée de la vie d’un véritable ingénieur du son dont le nom a été conservé, le film raconte son histoire au moment de son accident puis de la découverte de sa passion pour le son. Il devient ensuite musicien professionel puis producteur de musique et crée en 1992 son propre studio d’enregistrement. Après avoir pris part à la fondation d’autres studios spécialisés dans la post-production sonore et dans le mixage, il travaille lui-même à l’univers sonore de plusieurs films tels que Nos meilleures années de son compatriote Marco Tullio Giordana ou La Fenêtre d’en face de Ferzan Ozpetek. Au fil de ses expériences, il développe un nouveau système de diffusion, le "son sphérique" qui apparaîtra pour la première fois lors d’une collaboration avec l’un des derniers films de Michelangelo Antonioni sur le Regard de Michel Ange en 2004.

"Visible" pour tous

L’association "Retour d’image" qui réfléchit, conçoit, et met en oeuvre différents outils pour privilégier la rencontre des publics handicapés et des publics valides autour d’un film, a notamment travaillé sur celui-ci afin de le rendre accessible au public déficient sensoriel, grâce à un système d’audiodescription qui rend désormais possible cette nouvelle approche.

Festivals

Ce film, s’il peut être accessible à un jeune public, n’est pas pour autant fermé à une couverture "adulte" et la publicité qu’offre la participation aux divers festivals mondiaux. Il remporte ainsi quelques distinctions telles que le Prix du meilleur film aux festivals internationaux de Sao Paulo, Tel-Aviv ou encore San Luis, rejoignant ainsi les honneurs offerts par la catégorie des concours adressés à la jeunesse, qui lui avaient déjà offert un beau plébiscite grâce à des récompenses majeurs à Montréal, Amsterdam ou encore Hambourg.
Acclamé par la presse italienne

Révélant le parcours chaotique d’un jeune enfant qui accède à ses rêves malgré son handicap, l’histoire est, a priori gage d’émotions. Le film a en tout cas rencontré un plébiscite critique dans la presse transalpine qui a mis en avant une réussite émotionnelle évitant le pathos, témoignant d’un engouement rare pour une production locale récente.

Un réalisateur polyvalent

Après avoir obtenu son diplôme aux Etats-Unis, Cristiano Bortone revient en Italie et débute dans le studio Orisa Produzioni où il se forme à la production et à la réalisation de documentaires. Son travail lui vaut le titre de meilleur documentariste italien en 2000 et il fait notamment partie de l’Académie du Film Européen et du Club des producteurs européens. Il collabore en parallèle à différents magazines d’art contemporain en tant qu’artiste audiovisuel et rédacteur. Connu en Italie pour ses prises de positions engagées, il prend son public à contre-pied avec ce film sur un thème plus conventionnel.

Jeunes critiques

Avant même que ne soit programmé sa sortie en salle, le film a été projeté devant des collégiens issus de plusieurs établissements du Gard et de la Lozère, dans le cadre du Festival Itinérance d’Alès. Suite à la projection, les élèves devaient rédiger leurs avis, tels des critiques, dans le cadre d’un concours qui a permis de révèler quelques plumes, gagnant notamment une diffusion au sein du dossier de presse.

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