"Opopomoz" de Enzo D’Alo

, par  Mick Miel , popularité : 5%

A Naples, à la veille de Noël, Peppino et son fils Rocco s’affairent pour la préparation de la traditionnelle crèche sous les yeux bienveillants de maman Mariù. La petite famille attend un bébé pour le 25 décembre. Rocco est persuadé que le nouveau-né lui volera l’amour de ses parents.

Entre-temps, trois petits diables sont envoyés sur Terre pour accomplir une mission diabolique : convaincre un être humain d’empêcher la naissance de l’enfant Jésus...

Site officiel

Date de sortie : 24 Décembre 2003

Réalisé par Enzo D’Alo

Film italien.

Genre : Animation

Durée : 1h 30min.

Année de production : 2003

Casting complet

Réalisation

Réalisateur : Enzo D’Alo

Scénario, production

Scénariste : Enzo D’Alo, Furio Scarpelli, Giacomo Scarpelli

Production : Cecchi Gori Group Tiger Cinematografica, Italie

Equipe Technique

Compositeur :Enzo D’Alo, Pino Daniele

Distribution : MK2 Diffusion, France

Secrets de tournage

D’Alo, après La Mouette et le chat

Le réalisateur Enzo D’Alo s’est rendu célèbre en 1998 avec La Mouette et le chat, dessin animé adapté d’une nouvelle de Luis Sepulveda, qui a obtenu un très grand succès en Italie (1 500 000 spectateurs), et a été très remarqué dans plusieurs pays, notamment la France, où il a été vu par près de 300 000 personnes.

Avant Opopomoz, il a signé Momo, the conquest of time, sorti en Italie en 2001. En 2002, le Festival du film italien de Villerupt rendait hommage à Enzo d’Alo en lui remettant le Prix de la ville de Villerupt.

Souvenirs d’enfance

Le réalisateur a puisé dans sa mémoire pour cette évocation d’un Noël napolitain : "Je vois encore la petite crèche en papier mâché que mon grand-père Carlo défaisait régulièrement chaque année et qu’il préparait avec soin sur le meuble du salon pour la joie des enfants qui, beaucoup moins religieusement, jouaient avec les statuettes, les pasteurs, en les faisant combattre avec des petits soldats et des voitures radio-commandées. Ce sont mes émotions qui colorent Rocco, enfant inquiet à cause de la naissance de son petiut frère, enfant à la recherche du bonheur. "

Formule magique

Le mystérieux titre du film est en fait une formule magique... C’est en disant "Opopomoz" que Rocco entre dans le monde féérique de la crèche, la nuit du 24 décembre.

Musique

La musique originale a été composée par le Napolitain Pino Daniele. Et c’est Dee Dee Bridgewater qui interprète la chanson Opopomoz a happy blues qu’on entend dans le film.

Une ode à Naples

Le nouveau dessin animé d’ Enzo D’Alo a pour cadres Naples, ville natale du cinéaste, qu’il évoque avec nostalgie dans film : "Naples de mon enfance, des feux d’artifice, du réveillon de fin d’année, du défilé de la Vierge de Piedigrotta juste sous mes fenêtres, juste le jour de mon anniversaire... Naples de mes cousins, des courses et des jeux, des grandes tablées remplies de rires bruyants et de bonnes choses à manger (...) Naples magique, ville unique, ville mortelle et immortelle, visible et invisible : dans la séquence de début du film, qui se déroule dans un Enfer imaginaire, en traversant le canal bruyant et incandescent de lave de Sa Profondeur, nous nous propulsons directement dans le ciel napolitain à la veille de Noël, parmi les gens occupés à leurs derniers achats.

Une pièce de théâtre à l’origine

Enzo D’Alo s’est inspiré d’une pièce de théâtre italienne du XVIIe siècle, La Cantate des Pasteurs, d’Andrea Perrucci, dans laquelle des diables tentent d’empêcher la naissance de Jésus et d’arrêter le voyage de Joseph et Marie vers Bethléem.

Critiques Presse

Positif - Jean A. Gili

D’une invention plastique constante, jouant avec virtuosité des couleurs (...) Opopomoz est une oeuvre éclatante qui plonge ses racines dans une tradition culturelle napolitaine pleine de ressources pouvant même convenir au registre de l’animation.

Télérama - Anne Dessuant

Le spectateur, lui, trouve le scénario un peu tiré par les cheveux. Et c’est dommage car l’idée de faire vivre les santons est magique et aurait pu suffire à l’histoire.

Première - Olivier Lemaire

Le héros évolue dans des univers douillets et saturés (...), visuellement très adaptés à la forme du conte de Noël. Mais il manque au film, pour en être totalement un (...) la capacité précieuse et rare de faire jaillir le merveilleux.

Studio Magazine - Thierry Chèze

Ce conte de Noël sans surprise (...) restitue bien, par son récit, le monde imaginaire de l’enfance. mais les dessins manquent cruellement de fantaisie, en comparaison de ceux de La Prophétie des grenouilles, par exemple.

Le Monde - Florence Colombani

Le film puise à mauvais escient dans le folklore napolitain. Son imagerie kitsch choque de la part d’Enzo D’Alo, dont La Mouette et le Chat, précédent film d’animation, était incomparablement plus inspiré.

Aden - Philippe Piazzo

De quoi laisser perplexe... D’ailleurs, on l’a été !

TéléCinéObs - Jean-Philippe Guerand

(...) un film bâclé dont l’animation souvent paresseuse ne fait qu’illustrer un scénario aux personnages caricaturaux (...) à une époque où l’éducation religieuse est plus que jamais un sujet controversé, ce dessin animé béni-oui-oui et vieillot accuse au moins trente ans de retard.

MCinéma.com - Camille Brun

(...) on assiste, impuissant, aux 90 minutes les plus longues de l’histoire du dessin animé. Parce qu’outre ses personnages niais, Opopomoz est une sorte de catéchisme bien pensant. Un exercice terne et scolaire d’un bon élève sans personnalité.

Ciné Live - La Rédaction

Le conte aurait pu être délirant, il n’est que moralisateur et emprunt d’une religiosité omniprésente, digne des aventures de Laura Ingalls. Et l’animation, maladroite malgré la beauté de certains décors, n’arrange pas les choses.

Sites favoris Tous les sites

2 sites référencés dans ce secteur