Les expositions

, par  Annick Hugon, Line Ridard, Mick Miel , popularité : 4%

Zone d’inconfort absolu. Avance et retraite dans l’Arctique russe

Justin Jin / Cosmos / Geo Allemagne

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Les bureaucrates russes appellent l’Arctique « la zone d’inconfort absolu » : une région lointaine, glacée et invivable, habitée seulement par quelques hommes payés pour extraire des profondeurs de la toundra ces milliards de tonnes de pétrole, de gaz et de minerai qui permettront à Moscou de tenir la dragée haute à ses voisins européens dévoreurs d’énergies.

Lors de ses visites dans des villes et des villages longtemps tenus secrets et interdits d’accès, Justin Jin a pu découvrir des rêves de fortune, faire connaissance avec les habitants, mesurer les crises écologiques. Son travail tourne autour de ces hommes de l’Arctique, et suit l’histoire qui s’écrit dans des paysages d’une inquiétante fragilité.

Co-production Geo Allemagne avec le soutien de la Fondation Magnum.

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Swaziland, 2006-2011 Krisanne Johnson / Prospekt

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Pour les filles du Swaziland, le passage à l’âge adulte est rude.

Dans ce minuscule pays africain d’un million d’habitants, l’effet conjoint de la polygamie traditionnelle et d’une vision décomplexée de la sexualité s’est révélé désastreux pour les femmes. Le Swaziland se classe en tête de tous les pays du monde pour le pourcentage de séropositifs, et la population la plus durement touchée est celle des jeunes femmes ; ces dix dernières années, l’espérance de vie est tombée de 61 à environ 31 ans.

Depuis 2006, le travail de Krisanne Johnson porte sur les rites de passage à l’âge adulte chez les jeunes femmes exposées au virus du sida ; elle y intègre désormais la culture des jeunes d’aujourd’hui, et porte un regard intime sur le quotidien des femmes séropositives.

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Ces États d’Amérique Jim Lo Scalzo / EPA

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Ils cherchent Dieu, prônent la haine et le racisme, saccagent le paysage américain. Ces États d’Amérique, comme on les appelle parfois, sont des entités autonomes, et sont souvent aussi violemment divisés en leur sein que les populations qui y vivent.

De quelle Amérique s’agit-il ?

Jim Lo Scalzo regarde son pays de l’extérieur, comme le ferait un étranger, et parcourt les États-Unis pour explorer tous ces extrêmes de la culture américaine qui contaminent peu à peu la beauté de la nature, les villes et les citoyens américains.

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Rastafarisme. Et si Jah savait !

Noël Quidu, 2012. Commande publique du ministère de la Culture et de la Communication- Centre national des arts plastiques

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Créé par des descendants d’esclaves noirs en quête d’émancipation, le rastafarisme remet en question l’ordre religieux et politique établi par les colons blancs. Par une relecture de la Bible, cette toute jeune religion propose une vision libératrice à un peuple traumatisé par quatre siècles d’esclavagisme. Ce mouvement messianique appartient bel et bien aux grandes luttes de libération de l’humanité. Tombé sous le charme de l’icône Bob Marley, le monde médiatique a souvent réduit l’image des rastas à des fumeurs de joints et à leurs dreadlocks.

Depuis bientôt un siècle, les enfants spirituels de l’empereur Hailé Sélassié sont partis à la conquête du monde. Noël Quidu les a rejoints en Jamaïque, en Éthiopie, en passant par les États-Unis et l’Europe. Un regard sans complaisance sur cette fratrie partie de Babylone la païenne pour gagner la terre promise de Sion.

Commande publique du ministère de la Culture et de la Communication- Centre national des arts plastiques

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Ces petites filles que l’on marie

Stephanie Sinclair / VII pour National Geographic Magazine

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Stephanie Sinclair a découvert l’existence des mariages d’enfants en 2003, alors qu’elle enquêtait sur les auto-immolations en Afghanistan. Toutes les victimes qu’elle rencontrait avaient été mariées très jeunes, certaines à neuf ans à peine, et toujours à des hommes bien plus âgés.

Meigon, à Herat, lui a raconté comment son père, drogué, l’avait vendue pour être mariée à l’âge de onze ans, et comment son mari l’avait violée.

C’est alors que Stephanie a décidé de se consacrer à ce sujet, en Afghanistan, au Népal, en Éthiopie, en Inde, au Yémen.

Elle voulait que ses images bousculent la perception que le public peut avoir de ce problème, et fassent comprendre combien il est urgent et nécessaire de travailler ensemble, au sein même de ces communautés, pour faire évoluer les choses.

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Colères

Johann Rousselot / Signatures

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La renaissance du monde arabe, depuis longtemps en gestation mais souvent avortée, semble être en marche. Les peuples arabes nous l’ont démontré avec puissance et, débarrassés de la peur, les révolutionnaires sont devenus pour beaucoup des héros ordinaires inscrits dans l’Histoire. Quelle que soit l’issue politique de ces insurrections, on ne pourra jamais leur retirer cet héroïsme. Johann Rousselot rend hommage au courage et à l’audace de ces combattants de la démocratie et de la liberté, à ces militants d’un jour ou de toujours, anonymes ou connus, à travers ces portraits d’« icônes révolutionnaires », chargés graphiquement de leurs colères et d’espoir.
Avec le soutien du Centre national des arts plastiques

A Perpignan, les portraits des révolutionnaires du Web Le Monde.fr 07.09.2012

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The Marsh Arabs of Iraq
Nik Wheeler

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Nik Wheeler raconte la vie chez les hommes des marais, dans le sud de l’Irak : c’est le seul photoreportage détaillé sur cette région que le régime de Saddam Hussein ait jamais autorisé. Ces photos, qui au départ faisaient suite à une commande du National Geographic, ont été prises à la fin des années 1970 et montrent le « berceau de la civilisation », ce lieu où les Arabes des marais se déplaçaient sur leurs barques, en pagayant entre les villages aux maisons de roseaux jalonnant la vaste plaine de marécages et de roselières qui marque l’embouchure du Tigre et de l’Euphrate. Bien des années plus tard, Saddam Hussein a incendié les villages au napalm, asséché les marais, et détruit un mode de vie vieux de plus de cinq mille ans.

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Terre des origines : l’Australie autochtone Amy Toensing / National Geographic Magazine

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Les aborigènes sont établis en Australie depuis plus de quarante mille ans, et partagent la plus ancienne culture qui existe sur terre. Pourtant, ces deux derniers siècles, les peuples autochtones d’Australie ont été dominés par une société radicalement différente de la leur. À peine 31 % des enfants aborigènes terminent leurs études secondaires, et leur espérance de vie est de dix ans inférieure à celle des Australiens non autochtones. En 2007, le gouvernement australien a mis en œuvre une politique qui a été condamnée par les Nations unies en raison de son caractère discriminatoire vis-à-vis des aborigènes.

Mais sur leurs terres ancestrales - la terre de leurs origines - les familles continuent de chasser et de cueillir leur nourriture, les anciens transmettent les traditions et les récits sacrés : là, ancrés dans leur terre et leur culture, ils peuvent prospérer.

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Guantánamo Mathias Braschler et Monika Fischer

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La baie de Guantánamo, à Cuba : voilà qui évoque le gros grain des mauvaises photos d’identité d’Interpol et les prisonniers cagoulés. Tout au contraire, Mathias Braschler et Monika Fischer ont réalisé des portraits sensibles et révélateurs de ceux que l’on a emprisonnés au nom de la guerre contre la terreur. Leurs images, profondément psychologiques, happent et retiennent, choquent, mais font réfléchir, en nous présentant des individus que l’on a délibérément déshumanisés. Tous ces portraits sont remarquablement riches de présence : ils nous montrent des hommes qui revendiquent leur identité perdue, méconnue, des hommes dont le regard fixe et perçant raconte le traumatisme de l’enfermement.

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ONE BLOOD, Beyrouth 2012. L’unité dans la diversité

Hady Sy / 2e Bureau

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ONE BLOOD, Beyrouth 2012 est un projet que Hady Sy, photographe plasticien, a mené durant quatre années aux quatre coins du monde afin de sensibiliser les populations à la nécessité du don du sang. Il propose en avant-première à Visa pour l’Image-Perpignan une installation semi-circulaire, reflet du corps humain, de 366 portraits d’anonymes, qui sont autant de témoignages de désir de partage.

Commissaire d’exposition : Agnès de Gouvion Saint-Cyr

Avec le soutien de
BANK AUDI sal - AUDI SARADAR GROUP

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Sang afrikaner / La génération née libre Ilvy Njiokiktjien

Prix Canon de la Femme Photojournaliste 2011
décerné par l’Association des Femmes Journalistes (AFJ) en partenariat avec Le Figaro Magazine

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Un groupe d’extrême droite apprend à de jeunes Sud-Africains blancs à rejeter la vision d’une nation arc-en-ciel multiculturelle défendue par Nelson Mandela. Ces jeunes, nés après l’apartheid, font partie de la « génération née libre ».

Le Kommandokorps, un groupuscule extrémiste dirigé par un ancien commandant de l’apartheid, Franz Jooste, organise des camps de vacances pour adolescents afrikaners. Jooste leur enseigne l’art de l’autodéfense. Il leur assène que les Sud-Africains noirs sont leurs ennemis, qu’ils sont avant tout des Afrikaners et les appelle à renier leur identité sud-africaine. En l’espace de seulement neuf jours, ces jeunes qui auraient pu un jour croire en l’unité sud-africaine se sont transformés en hommes endurcis aux idées racistes.

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