Le mystère de la forêt de la solitude

, par  Axelle Derenne , popularité : 4%

Aujourd’hui, je comprends un peu mieux ce mot, un mot qui pour nous paraît seul, le mot "solitude", je me rappelle ces années, où le temps filait entre mes mains comme l’eau d’un ruisseau. Aujourd’hui, j’ose me décrire comme un vieil homme à la retraite.

Mr. Rika Paul était un homme extrêmement bien, j’en suis sûr aujourd’hui !

Je me souviens de son passage comme hier, un homme grand, maigre, aux cheveux bruns, très courts. Il était vêtu d’un costume noir corbeau et d’une cravate Bordeaux, il portait aussi un médaillon or et rouge rouille. Ce qui me marqua le plus chez cet homme, c’est ce teint pâle et ses lèvres rosées.

Ce qui m’intriguait le plus était qu’il habitait dans cette vieille maison, au style gothique, rappelant les vieux manoirs. Elle faisait trois étages, et sa façade était recouverte de lierres. Des roses l’entouraient, ce qui donnait une impression à la fois d’horreur et de romantisme. Le vent s’engouffrait dans les interstices de bois du grenier, tels des cris de terreur. Personne n’approchait de ce manoir car on s’y sentait mal à l’aise, comme enfermé, voire oppressé. on dit qu’il en aurait hérité après la mort de ses parents. Sa propriété se situait dans une forêt isolée, très sombre, là où personnes n’aurait été. Ah oui ! Pauvre homme il était sans famille, sa vie devait être si fade, pourtant, il décrivait chacune de ses journées comme étant unique.

Par exemple ce passage "Je me balade encore dans cette forêt inondée de marais" ou encore celui ci " Les fagots sont par milliers ici je crois que j’irais encore demain". C’était chaque fois la même journée et la même phrase à deux mot près ! Mais ce jour là !

Le 20 mai 1960, sa journée changea, il sortit et il vit là devant lui, une femme. Elle marchait, la décrit-il, ses yeux noirs le fixaient et le suivait, ses long cheveux dorés flottaient dans l’air et son teint pâle était si attirant. Sa blanche robe l’entourait telle une draperie, ce qui la rendait mystérieuse et intrigante. Mr. Rika lui lança alors " Bonjour, que faite-vous ici ? Je ne vous est jamais vu auparavant ! Seriez vous perdue par hasard ?" Celle ci se contenta de le contempler...
L’homme eut alors une froideur dans le dos, si je puis dire, mais il avança.
Pourtant le regard de la femme le stoppa nette, ses membres tremblaient, la femme s’approcha de deux pas, et partit.

Le lendemains, lors de sa balade, Mr. Rika repensa à cette femme. Et là, il pensa de nouveau rêver, mais, il vit bien la même personne. Cette fois, l’homme eut une douleur au niveau du cœur, il se sentait à bout de force, et tomba au sol. Il regarda en direction de la femme, mais celle ci n’était plus là... Quand il se releva, la femme se trouvait à nouveau en face de lui. Mr. Rika écarquilla les yeux et lorsqu’il voulut fuir son corps resta planté. La mystérieuse femme arracha son médaillon à l’homme. Je sais que sur ce passage là, Paul Rika insiste sur le médaillon le décrivant comme "précieux".

La journée suivante," nous pensons" qu’il a du la revoir, car cette journée le 22 mai 1960, c’est le jour où cette femme est venue déclarer à ma brigade, que par hasard, en se baladant, elle avait trouvé le corps de Mr.Rika dans cette forêt située à dix kilomètres du commissariat.

Depuis sa déclaration, cette femme a disparu... Et la mort de Mr. Rika m’intrigue toujours autant. Pour moi, vieux policier que je suis, cette enquête reste un mystère. Aujourd’hui, l’authentique pièce à conviction est ce livre, ce fameux livre, je le détiens, en souvenir du bon vieux temps où la solitude ne me rongait pas comme Mr. Rika... Ce vieil homme à qui je raconte mes histoires sur sa tombe pour combler ma solitude : Mr. Rika Paul.

Axelle
Derenne
4°4 :-))

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