"Ridicule" de Patrice Leconte

, par  Mick Miel , popularité : 5%

La France sous le règne de Louis XVI

Jeune noble de province, Ponceludon de Malavoy voit dépérir et parfois mourir les paysans qui travaillent sur ses terres, victimes de la fièvre des marais. Ingénieur hydrographe, il décide d’assainir sa région de la Dombes, et d’en appeler au roi pour réaliser ce grand projet. Parti pour Versailles, il y déchante rapidement, ne pouvant
accéder au roi, ne trouvant aucun soutien auprès de ses conseillers. Mais en faisant son entrée dans un salon de Versailles, Ponceludon s’y fait remarquer par son esprit piquant et son art de la repartie. Dès lors, tous les espoirs lui sont permis, juge le marquis de Bellegarde, qui l’héberge et décide de l’initier à l’art de briller à la Cour, en faisant de bons mots. Ce médecin veille aussi sur les intérêts de sa fille Mathilde, une gracieuse jeune femme qu’il est ravi de promettre à un vieillard fortuné.
La carrière de Ponceludon à Versailles est lancée : à l’occasion d’une nouvelle joute oratoire de salon, il parvient même à dompter la féroce et séduisante comtesse de Blayac, la rendant redevable d’une faveur. Elle lui ouvre d’autres portes, et Ponceludon est choisi parmi un parterre de courtisans pour participer à une cérémonie donnée par le roi. C’est bientôt un autre traitement que lui réserve la comtesse : pour freiner son ascension, elle le couvre de ridicule lors d’un dîner, disgrâce sans appel à la Cour.

Ponceludon repart alors dans sa province, abandonnant Mathilde, avec qui il flirtait et qui était finalement prête à l’aimer. Mais c’est la comtesse de Blayac qui le fait revenir à Versailles : décidée à prendre Ponceludon pour amant, elle arrange sa rencontre avec le roi. Brillant toujours trop, l’ingénieur se fait un ennemi du responsable des ouvrages militaires, qu’il affronte en duel. Il en sort vainqueur mais rejoint ensuite Mathilde, au lieu de retourner auprès de la comtesse de Blayac. Celle-ci lui réserve alors une humiliation encore plus décisive. Couvert de ridicule, Ponceludon garde pourtant la tête haute, et c’est le ridicule des mœurs de la Cour qu’il conspue, avant de tirer sa révérence, emmenant Mathilde avec lui.

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