Le mystère du Palais

, par  Lila-Rose Piperno , popularité : 10%

Je m’appelle Jules Fosc, j’avais alors quatorze ans.
Ce jour là, j’étais tout excité à l’idée de partir en sortie avec ma classe au Palais des Rois de Majorque. Arrivés à destination, le professeur nous expliqua le programme de la journée. Il nous indiqua que nous devions rester par groupes de quatre pour effectuer nos recherches tout en explorant les salles de ce fabuleux château chargé d’histoire. Nous commençâmes par découvrir les salles de banquets puis les cuisines. En voyant ces premières salles, je me rendis compte qu’elles étaient toutes surveillées par des gardiens, toutes sans exception. Au fil des heures qui passaient, la feuille où je notais mes recherches était devenue de plus en plus abîmée, je me dis qu’elle avait sûrement pris l’eau. L’heure de déjeuner, dans les jardins du palais, arriva. Je vis au loin, sur les murs de la plus haute tour, une ombre noire immobile. Je n’étais pas inquiet, ce devait être sans doute un de ces gardiens qui sûrement veillait à la sûreté du palais. Même si cette ombre me parut, dans un premier temps normale, mon esprit se mit à douter. Ce fut l’heure de reprendre nos recherches. Nous continuâmes la visite sur les remparts du château ; on pouvait y apercevoir la plus haute tour. Je revoyais cette ombre mystérieuse, qui maintenant, vibrait au gré du vent. " Tiens, ce gardien est toujours là, il n’a sûrement pas effectué sa pause ! ", dis-je. Le professeur nous appela et nous dit " Rangez vos affaires, nous allons continuer la visite ". Nous continuions nos études Jean, Alexandre, Louis et moi et nous passâmes devant l’entrée de la plus haute tour. Un panneau posé à l’entrée annonçait : " Belle vue garantie ". Nous entrions dans la salle voisine qui était une chapelle. Au passage je jetais un coup d’œil sur le mur de la tour où se trouvait l’ombre d’un gardien, comme je le pensais. Quelle fut ma surprise d’y apercevoir deux silhouettes noires côte à côte. Un deuxième gardien était sûrement venu rejoindre le premier. Je continuais ma visite dans la chapelle quand je me rendis compte que Jean n’était pas présent dans le groupe. J’avais beau chercher dans toute la salle, il avait totalement disparu. C’est à ce moment là que je commençais à me poser sérieusement des questions sur cette absence étrange...
Je sortis de la chapelle pour me diriger vers la salle suivante quand je m’aperçus que Louis avait aussi disparu. Il ne restait plus qu’Alexandre et moi. Le professeur nous informa qu’il était l’heure de repartir au collège. Il nous demanda ensuite où étaient passés Jean et Louis. " Ils ont soudainement disparu ", dis-je. Il nous envoya, Alexandre et moi, les chercher. La nuit commençait à tomber et nous nous dépêchâmes de traverser chaque salle à la recherche de mes camarades. J’arrivai dans la salle des tortures quand je découvrit un ombre sur le mur. Sa ressemblance avec celles présentes sur la plus haute tour était flagrante. Je me retournai pour annoncer ma découverte à Alexandre quand je vis qu’il n’était plus là ! Je couru à toute vitesse pour rejoindre la cour du château et pour regarder la plus haute tour. Mes doutes étaient confirmés en voyant une troisième silhouette noire se dresser à coté des deux autres. Pour en avoir le cœur net, je décidai de monter au sommet de la tour pour identifier ces silhouettes.
La montée des marches me paraissait interminable. J’arrivais enfin en haut de la tour, sur le chemin de ronde, avec l’espoir de voir les trois ombres et de les identifier. J’étais très surpris de ne voir, ce que j’espérais, ni ombre ni gardien.
Ma feuille de recherches tomba accidentellement de mon sac, elle était noircis comme brûlée. Je fus, à ce moment là, pris de panique. Je me penchai et je vis, dans la cour du château, mes camarades de groupe, Jean, Louis et Alexandre. Je redescendis l’escalier sans fin pour retrouver, avec bonheur, mes camarades.
" Mais où étiez-vous passés pendant tout ce temps ? ", demandai-je.
" Nous ne t’avons jamais quitté ... ", me répondirent-ils.
Ces trois ombres étaient-elles des gardiens ou mes camarades de groupe ? Le château était-il hanté ?
Cette vision du haut de la tour était-elle un rêve ou la réalité ? ...