Racontez-moi mon père

, par  Héléna Hirigoyen, Rachel Julia—Sanchez , popularité : 8%

Comme tous les matin, Paul était allongé sur son lit, et fixait le plafond. Il songeait a son père et essayait de s’imaginer son visage. Il finit par sortir de sa chambre et descendit les escaliers pour aller voir sa mère.
Elle préparait le petit déjeuner, pour sa sœur et lui. Nadège était une mère aimante, qui avait dû élever son fils seul. Elle était blonde, très belle, travaillant comme caissière dans un super marché, elle ne gagnait qu’un maigre salaire.
Il s’approcha d’elle,et elle tourna alors la tête vers lui :
« Bonjour mon chérie ça va, tu as bien dormi ?
- Oui très bien, est ce que je peux te poser une question ?
- Bien sûr mon poussins.
- Tu peux me parler de mon père ?
- Ce n’est pas le moment, on est en retard. »
Comme à son habitude, elle esquiva la question.

Une demi-heure plus tard Paul descendit du bus et entra dans le collège. Il repéra son meilleur ami, Bastien, et le salua. Paul confia a son ami que sa mère avait encore refusée de parler de son père. La sonnerie retentit et ils se dirigèrent vers la salle d’anglais. A peine la porte de la salle fut fermée que des stylos et des boules de papier volèrent à travers la salle. Le professeur, M. Shoes, ne se faisait pas respecter par les élèves, les cours d’anglais n’étaient donc pas très discipliné. Après deux heures de français, Paul put enfin aller manger.
Il entra dans le réfectoire, il s’installa avec son plateau sur une table, où se trouvaient Bastien, d’autres copain et Samantha, sa petite amie.
« C’était trop bien en anglais ! dit Bastien.
- Sur quoi vous avez travaillé, demanda naïvement Sam, de sa voix aigu.
Les garçons pouffèrent, sous le regard étonné de Samantha.
- Justement, on a rien fait, répondit Paul en ricanant. »
Ils finirent de manger, tout en orientant la conversation sur le nez étrangement long de monsieur Pinochio

Paul sortit du bus et se dirigea vers sa maison. Il entra. Sa mère, assis sur le canapé, semblait l’attendre, une enveloppe à la main.
- Maman ? Qu’est ce que tu fais là ? questionna Paul, craignant une mauvaise nouvelle.
- Viens t’asseoir près de moi, soupira-t-elle. Il faut que l’on parle.
Paul se mit à rougir. Il songeait à la mauvaise blague qu’il avait fait à madame Palier. L’enveloppe contient sûrement une lettre du collège, songea Paul. Il obéit et s’assit sur le sofa.
- J’ai eu tord de refusé de te parler de ton père toutes ces fois... Pose moi toutes les question que tu veux...
Soulagé Paul réfléchit :
- Quel est son nom ? Demanda-t-il d’une voix tremblante.
- C’est Walter, murmura sa mère.
- A quoi ressemble-t-il ? continua Paul dont la voix tremblait de plus en plus.
Silencieusement, Nadège sortit une petite photo corné, et la lui tendit. D’une main tremblant, Paul pris la photo, et l’observa dans les moindre recoins. C’était un portrait. L’homme était plutôt grand. Il avait les cheveux très bruns, coupés courts, et une barbe mal rasée. Il avait l’air très sombre. Ses yeux marrons teintaient vers le rouge, ils étaient mis en valeur par son teint pâle. Il était vêtu entièrement de noir. Un détail attira l’œil de Paul. Sur son bras droit, l’on distinguait un tatouage, qui représentait un serpent.

Paul rougit, puis blanchit. Il trembla.
- Qu’est ce que tu fais là ? questionna Paul, interloqué.
- Je t’attendais, répondit calmement son père.
Ils parlèrent de tout, de sa mère, de l’école, de ses amis, de Bastien, de Samantha...
Au bout d’un moment, Paul se rendit compte il était plus de six heures du soir. Affolé il rentra chez lui en courant.
Arrivé chez lui, il enleva ses chaussure et se mit au lit. Vingt minutes plus tard sa mère, furieuse débarqua dans sa chambre.
- Où étais tu passé ? Le collège m’a appelé tu n’étais pas en cours de toute la journée ! s’énerva sa mère.
- Désolé maman... Sur le chemin je me suis sentie mal alors je suis rentré et j’ai vomi. Je suis resté au lit toute la journée, menti Paul.
- Très bien mais la prochaine fois appelle moi ! Les téléphones existent !
Nadège sortit, rassurée.

Le lendemain à la récréation, il parla à Bastien de sa rencontre avec son père. A ce moment, la sonnerie retentit. Ils se rendirent en cours de chimie. Il s’assit, devant lui une fille enleva son foulard. Paul ne put s’empêcher de fixer sa nuque. Quinze minutes plus tard, il était toujours obnubilé par le cou dénudé de sa camarade, elle se retourna.
- Quoi ?! demanda cette dernière d’un ton désinvolte.
Paul sursauta, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait.

Plus tard à la cantine, il ne toucha pas à son assiette. Il avait faim mais n’arrivait pas à manger son repas qui d’habitude lui aurait plu. En face de lui Samantha fit tomber son verre et se coupa en voulant le ramasser. Un peu de sang coula de son doigt et comme durant la matinée il resta fixé intentionnellement, pendant quelque minute sur le doigt de Sam.
- Qu’est ce qu’il y a ? Ce n’est que du sang, se moqua Sam.
Cette fois encore il ne compris pas ce qui lui était arrivé.

Paul sortit de bus. Son arrêt se situait en face d’un café et sur l’une des chaise se trouvait son père. Il le rejoignit. Il lui raconta son étrange journée. Son père soupira. Il baissa les yeux et lui dit :
« Tu es un vampire.
Paul regarda son père. Etait-il fou ?
Walter repris :
- Si j’ai quitté ta mère c’était pour la protéger. Je suis un vampire moi aussi.
- Quoi ?! S’écria Paul. » Il était bouleversé. Il regarda autour de lui. Les gens le fixaient étrangement, comme s’il était fou. Paul réfléchit. Et si c’était vrai après tout se serai l’explication la plus logique. Troublé, il poussa sa chaise et sortit du bar.
Sur le chemin du retour tout se mélangea dans sa tête. Devait-il en parler ?
Sa mère le croirait-elle ?

Paul n’avait pas dormi de la nuit. Hier il trouvait cette histoire ridicule mais plus le temps passait plus cela semblait logique. Il s’assit à son arrêt de bus. Il apercevait le cimetière. Il aurait voulut parler à son père. Le bus arriva, et les portes s’ouvrirent. Au moment d’entrer, Paul, qui n’avait pas mangé depuis hier matin, trébucha, et tomba violemment par terre. Le chauffeur lança en ricanant :
« Alors le vampire n’a pas but assez de sang hier soir ? »
Paul devint livide. Il s’assit sur le premier fauteuil vide. Etait-il au courant ? Ses canines avaient-elles poussé ? Paul joint le geste à la parole. Ses canines ne semblaient pas avoir grandi. Il se reconcentra sur ce qu’avait dit le chauffeur. Il se sentait faible. Devait-il boire du sang pour survivre ?
Le bus arriva devant le collège. Bastien était en train de parler avec Samantha. Dès qu’il arriva à leur portée, ils turent soudainement.
« Qu’est ce qu’il y a ? demanda Paul
- Sam et moi on trouve que t’es un peu bizarre en ce moment, répondit Bastien.
- Pas du tout, répliqua Paul sur le bort de la colère.
Sam se tourna et partie rejoindre ses amies.
- T’es vraiment sûr que ça va ? S’inquiéta Bastien.
- Si je te le dit, tu jures que tu ne le dira à personne ?
- Ouais pas de soucis.
- Écoute j’ai parlé à mon père et lui et moi on est des vampires.
Bastien éclata de rire :
- T’es pas sérieux ?
- Si.
- T’es malade ou quoi ?
- Je te le promet. J’ai tout les symptômes, répondit paul très sérieux. »
Bastien parti et laissa Paul tout seul.

En cour d’anglais, tout le monde le regardait en pouffant. En passant devant ses camarades pour atteindre sa place, il entendit des murmures.
Quand il sortit de la classe d’anglais, il s’approcha de Bastien :
- Qu’es ce que t’a dit aux autres ? demanda Paul.
- La vérité voyons ! Que tu es un petit vampire ! répondit il, sarcastique.
Paul ne releva pas, blessé.
A la fin de la journée, il était bien content de pouvoir rentrer chez lui. La journée avait été épouvantable ; tout le monde c’était moqué de lui, et il n’avait réussi qu’a avaler un petit morceau de pain.
Sur le chemin du retour, il aperçu Théo, un ami de Bastien. Il était en skate, sauta et tomba. Il s’était ouvert le bras. Paul sentit son ventre gargouiller. Il rassembla ses dernières forces et se jeta sur lui. Il lui attrapa son bras et en suça goulûment son sang. Il s’enfuit chez lui. Nadège était contente, il semblait en meilleur forme. Le soir, Paul accepta de manger un peu, pour faire plaisir à sa mère. Le soir, Paul était un peu triste, il ne voyait plus son père.

Plus les jours passèrent, plus Paul se renfermait sur lui-même. Ses camarades se moquaient sans arrêt de lui. Il avait mordu quelques personnes mais il restait très faible et maigrissait à vu d’œil.

Alors qu’il était en cour d’espagnol avec Mme Ramirez, elle annonça que Théo avait la grippe. Paul savait très bien que c’était une excuse de la mère de son camarade pour ne pas inquiéter le collège.

Quand il rentra chez lui, sa mère était là. Paul remarqua qu’elle avait la même expression que la fois où elle lui avait parlé de son père.
- Paul en ce moment tu ne va pas très bien. Et je sais que c’est parce que tu n’a jamais rencontré ton père. Je l’ai retrouvé, et je lui ai parlé de toi. Il a voulu de rencontrer et...il est ici.
Un homme presque identique sortit de la cuisine pour atteindre le salon. Paul ne comprenait pas. Il n’était pas comme son père. Cet homme était plus agé, il avait les cheveux grisonnant, et quelques rides.
- Bonjour Paul, dit son père, d’une voix beaucoup plus grave que celle que Paul avait entendu avant.
- Mais vous n’êtes pas mon père ! Mon père est un vampire !
- Qu’es ce que tu racontes ?! fit Nadège, d’une voix tremblante.
Paul s’enfuit dans sa chambre. Il ne comprenait pas. Qui était cet homme ? Etait-ce le même ? Lequel était le bon ? Etait-il un vampire ? Avait-il tout imaginé ?

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