La guerre du sang

, par  Syndelle Despas , popularité : 3%

12 juin 1939

Je m’appelle Daniel, je suis un jeune Français, et je viens juste d’avoir mes vingt ans. J’habite à Dunkerque en haut de la France. Je viens de recevoir une lettre de l’administration des armées dans laquelle il est marqué qu’on a besoin de renfort et que doit partir ce soir.

14 juin 1939

Nous sommes arrivés en Allemagne, il fait un temps diluvien même si il y a une ambiance très calme. Ça fait même peur. Le village est abandonné comme un village fantôme, on ne croise pas un chat. La seule chose qu’on aperçoit c’est les impactes de balle sur les mur et les vitres cassées. Nous sommes dans une petite maison très vieille d’ailleurs, mais bon c’est juste pour passer la première nuit avant d’arriver sur le lieux de bataille et de devoir creuser de grandes tranchées.

15 juin 1939

Quand je me lève ce matin la première chose que je vois, c’est ce temps toujours pluvieux avec du brouillard, et il a mème plu cette nuit. Une fois arrivés au champs de bataille, on a dû creuser des tranchées. Le colonel est très strict là dessus. Il nous a expliqué qu’elles doivent faire trois mètres de profondeur, elles doivent être en zigzag pour éviter les tirs en enfilades et qu’elles doivent être étroites. On a donc beaucoup de travail. Ca doit nous prendre la journée et, en plus, le sol est boueux. Ce n’est pas agréable du tout.

16 juin 1939
Ma section et moi préparons notre journée, on finit de mettre les barbelées au bord des tranchées. On installent nos armes et nos munitions. Je m’écarte du groupe pour faire mon emplacement de sniper car je suis le seul a avoir eu une formation. Le colonel nous explique les manière d’attaquer des Allemands. Il nous dit qu’ils mettent des jours à attaquer, qu’ils sont souvent seuls et non en groupe.

20h32
La nuit tombe, il fait de plus en plus froid et humide. Je suis de garde, mon œil dans le viseur de mon fusil et mon doigt sur la gâchette prêt à tirer sur l’ennemi. Il n’a rien seulement un grand silence pire que dans la ville fantôme que j’ai vu à l’arrivée.
Toujours rien, aucun soldat en vue, je m’apprête à ranger mes s’affaire pour changer de garde et là, soudain, je vois au loin un homme avec les vêtement des Allemands. Je ne cherche pas à comprendre, je positionne bien mon viseur au niveau de sa tête et je tire. Je vois très bien la balle le transpercer mais rien, il bouge toujours. Je recharge puis je regarde dans la lunette. Il a disparu. Je cours pour rejoindre les autres. Quand ils me voit revenir paniqué, ils me demandent ce qu’il s’est passé. Je leur explique ce que j’ai vu et personne ne me croit. Tout le monde dit que c’est la fatigue. Ils ont peut-être raison.

16 juin 1939 11h23
Je pars en reconnaissance, je m’éloigne du groupe pour faire une ronde et j’en profite pour quand même vérifier si ce que j’ai cru voir hier est bien une hallucination. En marchant, je vois devant moi un soldat français. Il ne bouge pas. Il est debout dos à moi. Quand je me rapproche de lui, je crois voir quelqu’un derrière lui penché sur son cou. Quand la personne lâche mon camarade, il tombe à terre. M’ayant vu, l’ombre relève la tête. J’entrevois son visage. Il est tout blanc avec des yeux noir terrifiants et, autour de sa bouche, comme des traces rouges. Je me mets à crier, l’ombre part très vite en courant. Attirés par mon cris, des camarades viennent me rejoindre. Je leur dis de regarder le cadavre. Ils me regardent comme si j’étais fou, et là ils me disent qu’ils ne voient rien.

16 juin 1949
Je viens de raconter cette histoire vieille de dix ans dans l’espoir que quelqu’un me crois enfin. Aujourd’hui on m’a placée dans un hôpital psychiatrique mais je vous assure que je suis pas fou.

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