Le stagiaire

, par  Nils Rastoul , popularité : 5%

Dans une salle d’attente

Marc - Bonjour (en rentrant dans la salle d’attente).

Tom - Bonjour (en le regardant fixement).

Marc - (tout gêné en s’asseyant) Pourquoi vous me regardez-vous comme cela ?

Tom - (d’un air pensif en se grattant le menton) Je crois vous avoir déjà vu .

Marc - Moi aussi (en faisant la même tête que Tom).

Tom - Il fait beau aujourd’hui (le sourire aux lèvres)

Marc - (répond sèchement) Non, il pleut !

Tom - Ah c’est vrai bon, bon, bon,...

Marc - Vous travaillez où ?

Tom - Dans la finance, dans une banque. Et en plus je suis le patron ! (tout content)

Marc - Ah moi aussi je suis dans une banque mais je suis stagiaire, ce n’est pas facile tous les jours. (regardant dans le vide)

Tom - Alors vous êtes dans une mauvaise entreprise parce que chez nous, on traite tout le monde pareil, les stagiaires comme les employés.

Marc - Je devrais venir chez vous alors (d’un air désespéré)

Tom - Qu’ est-ce qu’ils vous font faire ?

Marc - (avec un air déprimé et une tête de suicidaire)Je dois faire au minimum une centaine de cafés pour tout le monde, faire pendant des heures des photocopies, faire le ménage jusqu’à 22 heures avec un salaire d’un mendiant. Mais je pourrais continuer pendant des heures !

Tom - Je vous plains, vous êtes dans quelle banque alors ? Je vais toucher quelques mots au patron (avec un air de pitié dans les yeux)

Marc - Deux secondes, je ne vous ai pas raconté. C’est le pire des patrons de la banque, c’est comme s’il mangeait du rat mort au petit déjeuné, il a une haleine insupportable. (comme s’il pouvait respirer)

Tom - Horrible !! (En imitant la tête de Marc)

Marc – Je travaille dans la banque à côté de la boulangerie sur la place principale du village.

Tom - (D’un air surpris) Comment ?!

Marc - Sur la place du village a côté de la boulangerie (en insistant sur les mots)

Tom - (Il vient de comprendre) ) - Ah mais c’est ma banque ! Vous dite que j’ai une haleine de rat mort !! (Se mettant en colère.)

Marc - (d’un air gêné et en bégayant) Pardon je crois que c’est votre tour, le docteur vous attend

Tom - (Il se lève, d’un air sournois) Au revoir et ... à lundi ...