J’accompagne Christophe Colomb

, par  Julie Hurson , popularité : 12%

UN MAGNIFIQUE VOYAGE :
Je m’appelle Julie, j’ai 13 ans. Je suis espagnole, blonde au yeux bruns plutôt grande.
Je vis avec mon oncle Christophe Colomb car mes parents sont tous les deux tragiquement morts lors d’une tempête alors que je n’avais que 1 an.La vie n’est pas toujours facile sans eux mais je m’habitue.
Nous allons faire une expédition en bateau mon oncle et moi puis ses deux autres navires.
J’ ai un peu peur car on raconte que la mer est peuplée de monstres marins terrifiants.
Pire encore, comme la Terre est plate la mer s’arrête à un moment et tombe comme une immense cascade.
Mais mon oncle,lui, est persuadé que tout ceci est faux.
Nous allons donc nous lancer direction l’Inde où se récoltent tant d’ épices.
Comme ça à l’aveugle ! Voyons où tout cela va nous mener.....

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3 août 1492 :

Nous partons de Cadix.
Mon oncle a rédigé cette carte comme tout bon marin,mais moi je n’ y comprends absolument rien !

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En voici une plus claire pour vous :
LIEN

Nous sommes embarqués en mer, il y a beaucoup de vagues et j’ai le mal de mer .Je ne sais même pas pourquoi j’ai souhaité y aller...

5 août 1492 :

Je sens la solitude m’envahir, donc je vais à l’avant du bateau admirer les vagues s’abattre contre la coque du bateau.
Mince, il y a Albertó, le vieux marin grincheux !
Tant pis, j’examine le bateau de tous les coins. Le mat fait un vacarme pas possible et se plie face au vent.

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8 août 1492 :

C’est le gros bazar sur le pont ! Je me suis enfermée dans ma cabine car c’est la tempête....
Les vagues sont imposantes et recouvrent désormais le pont.
J’entends crier "UN HOMME A LA MER !" , je me précipite sur le ponton.....ah mince, c’est Albertó, bon bah un de moins !
Les hommes s’acharnèrent pour repêcher le capitaine mais en vain.
Je glisse, oups, c’est moi qui ai failli y passer !
- Bon, bah débrouillez vous, hein, moi je rentre !
Oh et puis non, c’est pas juste je suis un marin moi aussi, je vais aider !
Je tire les cordes du mât pour diriger les voiles dans la bonne direction face au vent.
Tout ceci dura des heures, sans autres pertes(heureusement) !
Crevant, mais bon, c’est une bonne leçon.

9 août 1492 :

Nous voilà donc sans capitaine, mon oncle va être le nouveau capitaine à bord de ce bateau.

11 août 1492 :

Mon oncle ne se débrouille pas si mal que ça. Je pense qu’il est plus expérimenté que Albertó, mais bon.....

6 septembre 1492 :

Nous apercevons une île au loin ; je l’imagine paradisiaque et désertique, avec un air mystérieux qui me plaît tant !
Nous accostons sur l’île avec une certaine appréhension et de l’ excitation.
Mon oncle s’avance :
- A LA CHARGE !!!!!
Ses hommes le suivirent, moi je reste de côté. J’ai la bizarre impression d’être observée.
Mon oncle avait dû le sentir lui aussi car il leva la main et les marins se stoppèrent.
Brusquement, des vingtaines d’hommes sortirent de la végétation, à portée de main des armes.
Un homme plutôt grand,tatoué de partout, mate, s’avança, les haches le long du corps.
- Nous pas vouloir de mal à vous. Si vous vouloir nous suivre, on vous offre ce dont vous avez besoin.
Les indiens se montrèrent très généreux. Nous séjournons un mois chez eux pour reprendre la mer, à mon grand désespoir.
Mon oncle est bien content, il a rempli ses cagibis de provisions et d’épices.

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15 septembre 1492 :

J’ai perdu la notion du temps, je n’ai donc plus aucune idée du temps depuis que nous sommes partis de l’île. Rien ne se passe, ça devient désespérant !
J’ai l’impression que cette ravissante île n’est qu’un vieux souvenir. Jusqu’au moment où nous apercevons une nouvelle île.
MIRACLE !!!! Celle ci n’était point différente de la dernière, nous y sommes accueillis comme des rois, bien que nous y restons moins longtemps par ordre de mon oncle dans sa hâte de reprendre ses trouvailles.

20 septembre 1492 :

Cette nuit, une nouvelle tempête a frappé.Cette fois je suis restée dans ma cabine, me rongeant les ongles jusqu’au sang. Le bateau tanguait de plus en plus fort, au point que les chaises remuaient dans tous les sens.
Maintenant, il est 8h du matin, la mer est plus calme, bien qu’elle reste tout de même bien agitée.
Une odeur de vomi plane dans ma cabine, BEURK !
Dehors les marins affichent une mine renfrognée et fatiguée.
- Que se passe-t-il ? demande-je
- Nous avons dévié, si je tiens compte de mes calculs, déclare mon oncle.
- Et où allons- nous atterrir, mon oncle ?
- Je n’en ai aucune idée malheureusement ! répondit Mr Colomb. Seul l’avenir nous le dira ! Nous devons nous laisser porter par le courant en rationnant le plus nos provisions, montrons-nous prudents.
Et c’est sur ces conseils qu’il partit.

2 octobre 1492 :

Nous n’ avons bientôt plus de provisions, seul encouragement, je n’ai plus le mal de mer.
J’écris ce journal en ce moment dans ma cabine, je n’ai pas le temps de finir ma phrase car mon oncle entre,fier au vu son visage mais aussi très soucieux et un peu fatigué je suppose car ça faisait des jours qu’il n’arrêtait pas.
- Ça y est ma nièce ! J’ai trouvé !!!!!
- Trouvé quoi ?
Il continua ses exclamations et sa réflexion pendant une bonne minute et m’expliqua.
- Si on suit les calculs en s’orientant grâce aux étoiles j’ai trouvé en ce moment où nous sommes !
Il semblait si content de lui que je ne veux pas lui gâcher ce moment et lui répliquer :
- " A part perdu au beau milieu de l’océan je ne vois pas trop "
- Et on est où, le questionne-je ?
-Eh bien je ne peux point te le dire exactement mais le jour de la tempête nous avons dévié , et au lieu atterrir à un endroit souhaité nous sommes perdus dans la mer.
Dans ma tête, plusieurs idées se bousculaient. La première était "ET C’EST TOUT !!??" "Félicitations, mais franchement le bilan n’est pas très encourageant, tu trouves pas ?". Je finis par opter pour la deuxième, sur quoi il me répondit :
- Hélas, oui je sais ça ne nous avance pas beaucoup, cela est vrai, mais tout de même nous savons désormais que nous avons dévié.

5 octobre 1492 :

Depuis que mon oncle m’a raconté cela, je suis encore plus déprimée....et si je péris sur ce bateau ? J’imagine déjà les potins :
Christophe Colomb et son équipage partis pour l’Inde, sachant pertinemment qu’ils tomberaient dans la "Cascade" sont tout de même partis. Sont-ils morts dans la "cascade" ou bien mangés par les monstres marins ? Grand mystère, nous savons juste que cela fait près de trois ans que nous sommes sans nouvelle. Hommage à tous ces malheureux marins !!!! ARTICLE DE PRESSE ; LA RÉDAC DE 1492.

Enfin, qui sait peut- être allons -nous en ressortir vivants ? Seul l’avenir nous le dira, et j’ai bien l’impression que je répète souvent cette phrase. En tout cas, ma seule occupation, à part le boulot c’est d’écrire dans mon journal de bord avec ma plume et mon encre.

9 octobre 1492 :

Toujours pas d’ île à l’horizon, et nous n’avons plus qu’un ou deux litres d’eau en stock. La routine de tous les jours devient lassante et le temps paraît de plus en plus long.

10 octobre 1492 :

Ça y est, nous n’avons plus d’eau. J’ai donc goûté l’eau de mer.C’est très salé et ça donne encore plus soif. En espérant que le temps ne sera plus long sur ce malheureux bateau.

11 octobre 1492 :

JE N’EN PEUX PLUS !!!!! Tuez moi s’il - vous - plaît !!!!!!
Je vais préparer mon testament, bien que je n’ai que 13 ans.
- A mes enfants que je n’ai pas eu, et que je n’aurai sans doute jamais....
Je vous lègue toute l’eau minérale qui m’appartient, en espérant que vous n’aurez jamais à vivre dans ces conditions.
- A ma très chère amie, je donne tout mon amitié pour toi car je suis très radine donc, voilà. Si tu veux, prends ma maison. Sache que je pense très fort à toi dans ces moments très très durs.
Voilà mon testament mon entourage. Et à mon oncle, je ne te lègue rien car tu vas sans doute mourir avec moi.

12 octobre 1492 :

La fin de toute cette horreur a sonné ! TERRE !!!! Vous ne pouvez pas savoir à quel point ces mots sont magiques pour moi.
Après tous ces moments, nos vêtements sales et délabrés, sans eau, avec une boite de conserve et très peu de poisson péchés, je la vois, cette île, magnifique, grande et majestueuse, devant moi...
Les bateaux amarrent sur l’île, cette fois ci je suis au premier plan avec mon oncle.
Les hommes pleurent, mon oncle murmure quelques mots, il prie en silence. Cet instant est inoubliable.
Nous avons découvert une nouvelle île, enfin, c’est ce qu’on croyait jusqu’à maintenant.
Nous nous avançons dans la jungle de l’île.
Sans un mot... tout est calme.
Jusqu’à ce que des " sauvages" surgissent, venant de nulle part.
Ils nous parlèrent dans une langue inconnue, et nous les suivirent.
Je suis agréablement surprise car ils ne sont pas violents, bien au contraire, ils nous offrirent des provisions.

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Mon oncle est plus satisfait cette fois-ci et nous resterons sans doute plus longtemps.

15 octobre 1492 :

Après avoir quelque peu fêté notre arrivée, mon oncle part dans la jungle pour faire des échantillons.
Moi, j’en profite pour aller visiter cette majestueuse forêt ; je suis émerveillée.
Partout des oiseaux se déplacent par vingtaines, arborant chacun des couleurs uniques.
Les arbres se mêlent entre eux, c’est splendide mais je me sens toute petite.

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17 octobre 1492 :

Je crois bien que sonne la fin de mon journal.Merci de m’avoir suivie jusqu’au bout et -qui sait ?- peut être un jour ce journal servira à quelqu’un.
Julie Colomb.

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