L’hospice d’Ille sur Têt

, par  Mick Miel , popularité : 8%

L’hospice d’Ille accueillait les pauvres de la ville mais aussi les pèlerins en marche vers St Jacques de Compostelle et d’autres voyageurs.

Fondé entre les XIIe et XIIIe siècle, il bénéficiait de privilèges et de legs importants, ce qui lui a donné très vite une richesse foncière et financière. Ava de Fenouillet est l’une des principales donatrices de cette époque. Elle n’hésite pas à se mettre elle-même au service des pauvres dès 1266.

Durant le XVIIe siècle les bâtiments du Moyen Age sont démolis. L’oratoire St jacques est agrandi pour l’occasion et de lourds travaux débutent, financés en grande partie par Louise d’Ardenna, marquise de Montferrer. L’hospice reçoit un nouveau bâtiment couronné en façade par un fronton baroque. Il abrite 2 niveaux d’alcôves. Le sculpteur Navarre fourni un nouveau retable en 1756. Ces travaux ont hypothéqué à tout jamais nos chances de trouver les restes des bâtiments initiaux.

A partir du XVIIe siècle le lieu devient un lieu de soins. Une pharmacie, dont de nombreux pots sont encore visibles de nos jours, s’installe. Les alcôves accueillant les malades sont au nombre de vingt, ils sont fermés par des rideaux de cotonnades verts. Ils disposent tous de deux lits, un brasero et une lampe, le tout à la disposition des pauvres.

L’hospice poursuit sa vocation d’hôpital jusqu’au XXe siècle, puis devient une maison de retraite. Les normes de confort et de sécurité ayant évolué, elle fermera ses portes définitivement en 1981.

L’hospice d’Ille est visitable, il contient entre autres des peintures murales de la chapelle de Casenozes datant du XIIe siècle.

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